Hermès fait flamber son titre par des rachats d’actions
Hermès se maintient sur des sommets (+0,43% à 221,70 euros) en hausse de 40% depuis début mai, non loin du plus haut historique de 224,95 atteint le 13 juillet.
Si des rumeurs évoquaient des rachats de LVMH pour faire monter artificiellement le titre et séduire certains actionnaires familiaux d’Hermès, le sellier du faubourg-Saint-Honoré a en fait largement participé à la flambée de son cours. Fort de l’autorisation de racheter jusqu’à 10% de son capital au prix maximum de 250 euros l’action donnée par l’AG du 30 mai dernier, Hermès a dépensé 100 millions d’euros pour racheter plus de 500.000 titres, de 182 à 199 euros par action, entre le 7 juin et le 1er juillet. Le groupe de luxe justifie ses opérations par un souci d’animation du marché, et d’attribution d’actions gratuites et d’options d’achat d’actions à ses salariés. Ces dernières devraient être difficilement exerçables, alors que le consensus FactSet fixe un objectif de cours à 135 euros.
En attendant, Hermès a dévoilé un chiffre d’affaires semestriel au-dessus du consensus à 1,3 milliard d’euros, en hausse de 22% (+21% à changes constants), tiré par les Amériques (+34%) et par l’Asie hors Japon (+30%). La croissance organique s’est même accélérée, passant de 20,7% au premier trimestre à 21,8% au deuxième trimestre, en dépit d’un effet de base moins favorable et des événements du Japon, où les ventes sont restées stables (-0,1% à changes constants) au deuxième trimestre.
Hermès anticipe une progression du résultat opérationnel courant du premier semestre «sensiblement supérieure» à celle du chiffre d’affaires et anticipe une hausse de 4 à 5 points de sa rentabilité avant impôt par rapport aux 28,3% enregistrés l’an dernier, après prise en compte de la cession de Jean Paul Gaultier. Ces résultats semestriels seront dévoilés le 31 août prochain.
Fort des résultats du deuxième trimestre, Hermès relève son objectif de croissance organique de chiffre d’affaires de 12% à 14% contre une fourchette de 8% à 10% auparavant. Les analystes attendent déjà une progression autour de 15%. «La croissance sera moins élevée au second semestre car nous avons consommé nos stocks en début d’année […] et nos capacités de fabrication sont limitées», a précisé Patrick Thomas, gérant d’Hermès. Le groupe vise une marge opérationnelle courante proche du niveau historique de 27,8% atteint en 2010, tandis que le consensus FacSet attend déjà 28,6%.
Plus d'articles du même thème
-
Vanguard confie à T. Rowe Price la gestion de trois fonds actions
Deux équipes d'investissement distinctes de T. Rowe Price sont concernées. -
Future Group noue un partenariat d'investissement en infrastructures mondiales
Le fonds de superannuation australien a sélectionné un gérant pour investir dans une de ses stratégies de partenariats public-privé avec un biais responsable. -
Bridgepoint poursuit sa diversification avec le rachat de Kayne Anderson Real Estate
L’opération valorise le gérant immobilier américain autour de 1,4 milliard de dollars. Elle portera les actifs de la société d’investissement à 117 milliards de dollars.
ETF à la Une
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
Contenu de nos partenaires
-
Sébastien Lecornu tire un premier bilan de la canicule historique
Le premier ministre a dressé lundi un premier bilan contrasté de la canicule historique, saluant la résilience des services publics mais pointant la fragilité des plus isolés et des hôpitaux face à un risque climatique désormais permanent -
Mirage
Présidentielle : des Français sans illusions
Près de deux Français sur trois ne croient pas que les scrutins présidentiels, puis législatifs permettront au pays de retrouver des repères politiques stables. Selon eux, le travail et l'entreprise ont un rôle à jouer pour « faire société » -
Sondage exclusifValeurs, repères républicains, principes... : « Le sentiment d’une fuite en avant traverse la société française »
A l'occasion des Rencontres économiques d'Aix, les 2, 3 et 4 juillet, dont le thème général est « naviguer dans un monde sans repères », un sondage Odoxa pour Comfluence sur les repères dans la société française révèle que 62 % des Français ne croient pas que 2027 permettra de rétablir des repères politiques stables