H&M anticipe une baisse de ses ventes en juin et plonge en Bourse
H&M a jeté le doute sur son objectif de marge bénéficiaire pour l’ensemble de l’année, jeudi, après que le numéro deux mondial de la distribution de mode a manqué ses prévisions de bénéfices trimestriels et a prédit une baisse de ses ventes en juin.
L’entreprise suédoise a déclaré que les ventes de ce mois devraient chuter de 6% en devises locales par rapport à la même période de l’année dernière, en partie à cause du mauvais temps sur de nombreux marchés clés.
Le directeur général, Daniel Erver, a déclaré que le groupe croyait toujours en son objectif de marge d’exploitation de 10% pour 2024, mais que cet objectif était devenu plus difficile à atteindre.
En réaction, le titre H&M coté à Stockholm a plongé de 13% jeudi, abandonnant l’ensemble des gains engrangés depuis mi-mai.
«Les facteurs externes qui influencent nos coûts d’achat et nos revenus de vente, notamment les matériaux et les devises étrangères, auront un impact plus négatif que prévu au cours du second semestre de l’année», a-t-il déclaré.
«La condition la plus importante pour atteindre notre objectif est que la croissance des ventes se renforce encore au second semestre par rapport à l’augmentation du deuxième trimestre», a-t-il ajouté.
Ventes en hausse au deuxième trimestre
H&M s’est souvent laissé distancer par Inditex, le propriétaire de Zara, tandis que le groupe de «fast fashion» Shein, fondé en Chine, se développe rapidement en Europe et prévoit de s’introduire à la Bourse de Londres.
Le groupe suédois s’est efforcé de regagner des clients, son noyau dur d’acheteurs soucieux des coûts étant réticent à dépenser alors que l’inflation a rogné le pouvoir d’achat.
H&M a déclaré que les ventes nettes du deuxième trimestre (mars-mai) ont augmenté de 3% en devises locales par rapport à la même période de l’année dernière, avec une croissance dans tous les groupes de clients et une tendance positive dans toutes les régions.
Le bénéfice d’exploitation s’est élevé à 7,1 milliards de couronnes suédoises (625 millions d’euros), en hausse par rapport aux 4,74 milliards de couronnes suédoises enregistrées un an plus tôt, mais inférieur à la prévision moyenne de 7,37 milliards de couronnes suédoises établie par les analystes interrogés par le LSEG.
(Avec Reuters)
A lire aussi : La maison-mère de Zara déjoue la morosité et le piège de l’inflation
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