Global Bioénergies ouvre son capital au CIC au détriment de ses actionnaires minoritaires
Une décote de 19% sur la moyenne des 20 derniers jours de Bourse et la suppression du droit préférentiel de souscription (DPS). Global Bioénergies inflige une double peine à ses actionnaires minoritaires. Cotée sur Alternext depuis deux ans, et après une première levée de fonds en juillet 2012 de 3 millions d’euros, la société de pétrochimie à partir de matières renouvelables a dévoilé hier matin une augmentation de capital de 20 millions d’euros, soit un tiers de sa capitalisation boursière avant l’annonce du projet.
«La taille de l’opération correspond à nos besoins d’investissement, notamment pour financer nos sites pilotes de production d’isobutène», justifie Liliane Bronstein, la directrice financière de Global Bioénergies. Quant à «la suppression du DPS, qui a été votée lors de l’assemblée générale du 14 juin, elle permet aux actionnaires individuels de participer à l’opération, alors que leurs ordres avaient été fortement réduits lors de l’entrée en Bourse», ajoute-t-elle. Selon la directrice financière, la suppression du DPS permettra aussi l’entrée d’actionnaires européens.
Le capital de Global Bioénergies est aujourd’hui détenu par les co-fondateurs, Marc Delcourt et Philippe Marlière, à hauteur de 39,4%. Ils ne souscriront pas à l’offre. En revanche, Seventure Partners, qui détient via différentes entités 39,7% du capital, s’est engagé à apporter 1 million d’euros. Le groupe sucrier Cristal Union, détenteur de 4,2% du capital, réinjectera 2,7 millions. Le fonds OTC Extend ajoutera 0,2 million. Surtout, le groupe CIC, via plusieurs entités (CM-CIC Investissement, CM-CIC Capital Innovation, Sudinnova et le FCPI Select Innovation 2012 géré par CM-CIC Capital Privé) va apporter 9 millions d’euros, soit près de la moitié de l’augmentation de capital, pour entrer au tour de table. Une place lui sera faite au conseil d’administration.
Fixé à 24,80 euros, le prix de souscription est très largement inférieur aux objectifs de cours fixés par Gilbert Dupont et Oddo, les deux seuls courtiers à suivre la valeur, et choisis comme chefs de file pour l’augmentation de capital. Oddo a initié la couverture du titre le 14 juin dernier, avec un objectif de 44 euros. Hier, soit treize jours plus tard, le cours a chuté de 11,49% pour finir à 28,72 euros.
Plus d'articles du même thème
-
Le Premier ministre britannique joue la prudence pour son premier budget
Quelques mesures de soutien aux ménages et de légères hausses d’impôts permettront de dégager une petite souplesse budgétaire mais les grandes décisions, portant sur la protection sociale ou le financement de la défense, sont repoussées à plus tard. -
La Fed laisse ses taux inchangés malgré une inflation toujours élevée
La banque centrale américaine a décidé d'opter pour le statu quo en maintenant ses taux à 4%, à quelques semaines des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. -
Airbus maintient son plan de vol pour 2026 à l'issue du troisième trimestre
Si le chiffre d'affaires s'effrite, le bénéfice net bondit de 20% d'une année sur l'autre, à 1,34 milliard d'euros. Le rythme des livraisons sera décisif pour la fin de l'exercice.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Centre du jeuEn Israël, les partis arabes faiseurs de roi, vraiment ?
Les deux listes palestiniennes d'Israël ont connu une progression spectaculaire, mais il faudra d'intenses négociations pour parvenir à une alliance avec l'opposition de Gadi Eisenkot -
Dissonance cognitive« C'est difficile de passer le mur du son » : face à la dette, une présidentielle entre déni et rigueur
Alors que l'envolée des taux d'intérêt menace les finances hexagonales à six mois du scrutin, les candidats peinent à imposer le sujet, quand ils ne l'éludent pas -
AcrobateRoyaume-Uni : un budget pour répondre à la crise au Moyen-Orient
Dans un contexte économique tendu, le ministre des Finances John Healey a joué sur les réserves pour soutenir le pouvoir d'achat des Britanniques. Il a remis à plus tard les décisions qui leur demanderont des efforts