Genzyme fixe son prix de vente à 89 dollars par action
Face à l’offre hostile de Sanofi-Aventis, l’américain Genzyme a présenté vendredi sa stratégie de défense en dévoilant ses perspectives financières pour 2011.
Au début du mois, le laboratoire français a officiellement lancé une offre, qui court jusqu’au 10 décembre, au prix de 69 dollars l’action, valorisant sa cible 18,5 milliards. Genzyme cotait vendredi en séance au-dessus de 72 dollars.
Pour présenter la mariée sous son plus beau jour, Genzyme a dévoilé des objectifs 2011 très attractifs. La biotech anticipe un bénéfice (non GAAP) de 4,30 à 4,60 dollars par action, alors que les consensus Bloomberg et FactSet attendent respectivement 3,85 et 3,75 dollars par action.
L’offre actuelle de Sanofi-Aventis présente un ratio de 18,1 fois le bénéfice 2011 attendu jusqu’alors. Aussi, pour offrir le même ratio en fonction des objectifs de Genzyme, sur la base du milieu de fourchette (4,45 dollars), Sanofi-Aventis devrait payer un peu plus de 80 dollars par titre. Genzyme, invoquant un consensus à seulement 3,57 dollars et se fixant sur le haut de fourchette de 4,60 dollars, estime qu’un éventuel acquéreur devrait offrir 89 dollars par action Genzyme.
Pour 2011, Genzyme vise aussi un chiffre d’affaires de 5 à 5,1 milliards de dollars en 2011. Un objectif décevant, ressortant légèrement en dessous des attentes du consensus : 5,17 milliards pour Bloomberg, et 5,15 milliards pour FactSet. Cela représenterait néanmoins une progression de plus de 15% par rapport aux ventes attendues en 2010.
Sur 2008-2013, Genzyme anticipe une croissance moyenne annuelle de ses ventes de 12%, notamment grâce à Campath (alemtuzumab), traitement de la sclérose en plaques, qui pourrait atteindre des pics de vente de 3 milliards de dollars, contre 2 milliards espérés au mieux par les analystes. Sur la même période, les résultats annuels non GAAP progresseraient de 35% par an.
Reste à savoir si Genzyme sera capable de tenir ses objectifs, le marché ayant déjà été échaudé par une série d’avertissements de la biotech sur ses résultats en 2009.
Chris Viehbacher, directeur général de Sanofi-Aventis avait déjà déclaré au début du mois qu’il était prêt à relever son offre, si Genzyme apportait des preuves justifiant un relèvement. A défaut d’offrir 89 euros, le laboratoire français pourrait rehausser de quelques dollars son prix. Mais Chris Viehbacher a déjà confié à L’Agefi ne pas être pressé.
Plus d'articles du même thème
-
Fed-BCE : la hausse des taux longs entre dans la danse
Les pauses opérées en octobre ne marquent pas la fin du cycle de hausse des taux directeurs des deux banques centrales, estime Hélène Baudchon, cheffe économiste adjointe du Groupe BNP Paribas. -
Bouygues anticipe désormais une légère hausse de ses résultats en 2026
Porté par la bonne santé de sa filiale Equans, le géant français du BTP et des télécoms compense les turbulences subies par ses activités audiovisuelles et immobilières -
Air France-KLM reprend de l'altitude en Bourse après ses trimestriels
La compagnie aérienne profite de résultats supérieurs aux attentes et de la baisse du cours du pétrole. La stratégie de montée en gamme porte ses fruits.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
Contenu de nos partenaires
-
ÉvasionA chacun son Himalaya
Nichée au pied du toit du monde, cette retraite signée Six Senses attire, aux confins de l’Inde, une clientèle de dirigeants, curieux de l’ayurvéda et célébrités incognito, venue chercher un antidote à une folle époque. -
Global BritainLe « Londongrad » veut croire à un retour en grâce après la guerre en Ukraine
A première vue, tout sépare le prince belge Henri de Croÿ et l’oligarque russe Roman Abramovitch. Le premier est le patron du cabinet juridique Hélin International jugé depuis lundi pour complicité de fraude fiscale et association de malfaiteurs devant la 32e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. C’est un enfant de la haute dont la lignée remonte au XIIe siècle. Originaire d’un village perdu près du cercle polaire servant de goulag, le second est un orphelin juif parti de rien qui a prospéré dans le pétrole à la suite du grand pillage des privatisations des années 1990 au lendemain de la chute de l’URSS. -
Touché couléCombat en mer : l’impressionnante flotte de drones d’Euronaval
Le grand salon de l’industrie de défense maritime fait la part belle aux drones de toutes tailles. Mais la vraie nouveauté tient dans la massification à venir des engins à bas coût, comme dans le ciel