General Electric veut préserver sa rentabilité dans un contexte «volatil»
Si le bénéfice hors exceptionnels de General Electric (GE) a été conforme aux attentes au quatrième trimestre avec une progression de 11% à 39 cents par action (contre 38 cents pour le consensus), son chiffre d’affaires consolidé a néanmoins déçu. Il ressort en baisse de 8% à 38 milliards de dollars contre 40 milliards anticipés par les analystes, avec un repli de 7% pour le pôle industriel et de 9% dans les services financiers. Hors impact de NBC Universal dont le contrôle a été cédé à Comcast l’an dernier, le chiffre d’affaires aurait été en hausse de 4%. Ces chiffres «mettent en lumière la nécessité pour GE de concentrer ses efforts à stimuler son chiffre d’affaires», juge Nick Heymann, analyste chez William Blair.
La situation de l’Europe, qui représente environ un cinquième des ventes, a pénalisé avant tout l’activité et les bénéfices de la santé et de l’électroménager, ce qui va inciter le groupe à «restructurer ses activités dans la région pour s’adapter aux conditions de marché», selon le directeur général Jeff Immelt. L’aviation (moteur d’avions) et les équipements de transport ont en revanche bénéficié d’une demande mondiale bien orientée. Le segment des infrastructures d’énergie, qui représente la moitié du pôle industriel en termes de chiffre d’affaires et de bénéfices, affiche une baisse de plus de 3 points de sa marge d’exploitation en rythme annuel malgré des ventes en hausse de 19%.
La filiale financière GE Capital, qui a vu son bénéfice trimestriel bondir de 58%, n’a pas encore annoncé de reprise du versement d’un dividende à la maison mère, bien que cela reste prévu pour cette année, sous réserve de l’accord de la Réserve fédérale. La fusion des entités GE Capital Corp et GE Capital Services permettra de simplifier l’organisation des activités de la filiale qui est «en avance d’un an dans son plan de cessions d’actifs».
Après 5,5 milliards dégagés au dernier trimestre 2011, le cash-flow des activités industrielles atteint 12,1 milliards sur l’ensemble de l’exercice, au-dessus de la fourchette de 11 à 12 milliards prévue par GE. Dans un contexte «volatil», l’exercice 2012 devrait être soutenu par un carnet de commandes record de 200 milliards de dollars à fin décembre. Jeff Immelt mise avant tout sur la croissance interne qui permettra cette année «une progression d’environ 50 points de base de la marge d’exploitation» à 15,4% et «une augmentation à deux chiffres du bénéfice net».
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