General Electric dope ses bénéfices mais chute en bourse
Ce fût une douche froide hier à la bourse de New York pour General Electric. Le titre a en effet encaissé en clôture une baisse de 2,21% alors que tous les signaux semblaient au vert après l’annonce le matin même des résultats au titre de son premier trimestre fiscal. Les analystes avaient prévu un bénéfice par action à 28 cents, il s’est finalement établi à 33 cents avec un bénéfice opérationnel total de 3,6 milliards de dollars. Les investisseurs s’attendaient à une baisse d’environ 5% du chiffre d’affaires. Il est en fait en hausse de 6,2% à 38,4 milliards de dollars.
Autres bonnes surprises, une hausse du dividende trimestriel qui passe de 14 à 15 cents par action et un carnet de commandes à un niveau record de 177 milliards de dollars. «Comme le montrent les résultats d’aujourd’hui, GE est sorti de la récession plus forte et plus compétitive» a déclaré son directeur général Jeffrey Immelt.
Mais contre toute attente, et sur un marché haussier avec un indice Dow Jones en hausse de 0,42%, le titre General Electric a cédé du terrain, victime de commentaires critiques de certains analystes évoquant une reprise en trompe-l’œil.
Première ombre au tableau, un premier trimestre qui comptait six jours ouvrés supplémentaires par rapport à son équivalent de 2010. Pour l’analyste Nigel Coe de la Deutsche Bank, cela signifie que le chiffre d’affaires du groupe est plutôt sur une tendance stationnaire.
Plus généralement, des doutes subsistent sur les activités industrielles du conglomérat dont les ventes sont en croissance de 5 %. En comparaison, des concurrents industriels comme Danaher et United Technologies ont tous deux annoncé des hausses de 11% de leur chiffre d’affaires sur la même période. Du coté des bénéfices opérationnels, ils sont en hausse dans l’activité transport (+37%) les équipements médicaux (+7%) et les matériels aéronautiques (+5%), mais en baisse pour la division des infrastructures énergétiques (- 7%).
Pour l’analyste Douglas McIntyre du site financier 247WallSt.com, le rétablissement de General Electric est avant tout soutenu par l’amélioration de l’activité financière du groupe, fortement malmenée les deux dernières années. Le chiffre d’affaires de GE Capital est en hausse de 3% à 12,32 milliards de dollars tandis que son bénéfice d’exploitation était multiplié par trois à 1,84 milliard de dollars.
Plus d'articles du même thème
-
Un consortium comprenant BlackRock, Visa et Mastercard lance un nouveau stablecoin
Plus de 140 sociétés se sont réunies au sein d'Open Standard, un groupe avec une gouvernance collaborative ayant pour objectif de distribuer un stablecoin en dollar. -
Google est condamné à payer près de 2 milliards de dollars à Klarna
La justice suédoise estime que Google a, pendant de nombreuses années, abusé de sa position dominante sur le marché de la recherche en ligne. Le groupe pourrait faire appel de cette décision. -
La banque verte achète à Worldline ses parts dans leur coentreprise de paiement CAWL
Le partenariat signé en 2024 se poursuit et reste stratégique. Depuis, la banque est aussi devenue un des plus gros actionnaires du spécialiste du paiement avec plus de 10% de son capital.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Lisnard, Debat... Le mercato estival de l'Association des maires de France
Le maire de Bourg-en-Bresse, Jean-François Debat, a été élu mercredi pour succéder à André Laignel comme premier vice-président délégué de l'AMF. Ce n'est pas le seul changement en vue -
Nouveau frontEurope : le RN sous pression après de nouvelles perquisitions
Alors que l'avenir politique de Marine Le Pen se jouera mardi devant la cour d'appel de Paris, le parquet européen poursuit son enquête sur un possible détournement de plusieurs millions d'euros de fonds européens -
Fusionner ou privatiser France Travail ? « Attention aux fausses bonnes idées ! »
Dans un entretien accordé aux Echos le 1er juillet, Edouard Philippe estime que l'Etat doit engager une réorganisation massive, en fusionnant ou en privatisant les nombreux opérateurs et agences enchevêtrés. Et de citer l'exemple de France Travail, dont il juge l'engagement financier disproportionné pour le budget de la France. Une prise de position que nuance Bertrand Martinot, économiste.