Gemalto confiant dans son objectif de résultat d’exploitation de 300 millions d’euros en 2013
Gemalto change progressivement de profil. Simple fabricant de cartes à puce il y a cinq ans, lors de la fusion entre Axalto et Gemplus, le groupe ressemble de plus en plus à une société de logiciels. «Notre chiffre d’affaires dans ce domaine est passé de zéro à 250 millions d’euros en quelques années», indique Olivier Piou, le directeur général de Gemalto. La production de cartes pour les opérateurs en télécoms ou les banques reste majoritaire dans le chiffre d’affaires mais, à terme, une bascule devrait s’opérer en faveur des services et des logiciels.
«Nos concurrents ont changé», reconnaît d’ailleurs Olivier Piou, alors que des groupes comme Microsoft ou Symantec lorgnent de plus en plus les outils de sécurité ou d’identification notamment pour la téléphonie mobile. Des incursions dont profite le groupe via les royalties générées par ses brevets: 33 millions d’euros l’an dernier. Les brevets contribueront à atteindre l’objectif fixé par le groupe de 300 millions d’euros de résultat d’exploitation pour 2013, puisque chaque euro de revenu se transforme quasiment intégralement en bénéfice.
Cet objectif a été confirmé hier alors qu’à la fin du premier semestre 2010, en voyant le résultat d’exploitation à seulement 67 millions d’euros, beaucoup d’analystes craignaient qu’il ne soit repoussé. Le groupe a dégagé 149 millions d’euros au cours de la seconde partie de l’année, ce qui lui permet d’afficher un résultat d’exploitation annuel de 216 millions d’euros, contre 181 millions en 2009.
Gemalto a profité d’une activité soutenue dans la sécurité. Le chiffre d’affaires a progressé de 31% pour atteindre 318 millions d’euros, avec une marge de 12,4%, dont près de la moitié grâce aux brevets. Dans les télécoms, le chiffre d’affaires a crû de 5% à 981 millions d’euros, mais la hausse des investissements, pour trouver de nouvelles sources de revenus dans les logiciels, a fait plier de 22% le résultat d’exploitation à 118 millions d’euros. Enfin, dans la banque, le déploiement de la norme EMV et l’émergence des cartes «sans contact» ont permis une hausse de 7% du chiffre d’affaires à 462 millions. Associée à la maîtrise des coûts, cette hausse des volumes s’est traduite par une multiplication par 3,4 du résultat d’exploitation à 41,2 millions.
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