Gecina reprend sa stratégie de croissance dans les bureaux

Le conseil de la foncière recrute un directeur général et un directeur financier. Une mission transversale d’asset management est créée
Bruno de Roulhac

Une nouvelle ère se dessine pour Gecina. Alors que son directeur financier, Gilles Bonnier, va prendre la tête de la nouvelle direction du patrimoine d’Accor le mois prochain, son PDG, Bernard Michel devrait quitter sa place de patron exécutif dans les prochains mois. «Le conseil d’administration a toujours souhaité à terme redissocier les fonctions de président et de directeur général, mais ne s’est pas fixé de calendrier pour le moment», a déclaré Bernard Michel. Ce dernier, déjà président, avait été nommé directeur général en octobre 2011, après le départ forcé de Christophe Clamageran pour divergences stratégiques. Le processus de recrutement d’un directeur général et d’un directeur financier est en cours.

Par ailleurs, Gecina vient de confier à Vincent Moulard, directeur de l’immobilier de santé, une mission transversale d’asset management sur l’optimisation du rendement du portefeuille, la politique d’investissement et la rotation d’actifs.

L’objectif est clair: détenir à moyen terme un patrimoine composé à 70% de bureaux (contre 61% fin 2012) et à 30% de diversification (résidentiel, résidence étudiants, santé). Les 4 hôtels Club Med (valorisés 271 millions d’euros en bloc) sont en vente et les offres sur le centre Beaugrenelle seront étudiées après son ouverture en septembre 2013. Hormis ces actifs, Gecina se fixe 700 millions d’euros de cessions cette année (après plus de 2 milliards de désinvestissements en 18 mois), pour un programme d’investissements du même montant. Le groupe s’apprête déjà à racheter à Paris, la tour Mirabeau et un immeuble rue Marbeuf pour 320 millions d’euros, et envisage un partenariat avec un groupe asiatique pour des opérations de plus de 100 millions.

Après l’achèvement de sa restructuration financière, Gecina affiche un ratio d’endettement retombé sous les 40%, pour un coût de la dette de 4% en 2012 –contre 4,1% en 2011– et qui devrait se maintenir à ce niveau en 2013. «Si l’on intègre les différences de notation, cela nous positionne favorablement par rapport aux autres foncières», souligne Gilles Bonnier. La note de Gecina a été relevée à «BBB» fin 2012, permettant de réduire les frais financiers de 7 millions d’euros en 2013 et de 20 millions à compter de 2017.

En 2012, le résultat net récurrent a progressé de 0,2% à 308.6 millions d’euros. La foncière table sur une stabilité cette année.

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