GDF Suez se dresse contre le doublement de la taxe nucléaire en Belgique
GDF Suez vit un mauvais feuilleton en Belgique. Le premier acte se déroule fin octobre lorsque les négociateurs qui œuvrent à la formation d’un nouveau gouvernement décident de fermer les septs réacteurs nucléaires que compte le pays à partir de 2015. Les six formations politiques autour de la table reviennent alors sur un accord passé en octobre 2009 avec GDF Suez, qui prévoyait la prolongation pour dix ans des trois plus anciens réacteurs (Doel 1-2 et Tihange 1).
Cette autorisation avait été accordée moyennant le versement d’une taxe nucléaire comprise entre 215 millions et 245 millions d’euros par an entre 2010 et 2014. Le montant restait à déterminer pour les dix années suivantes. GDF Suez avait chiffré à environ 1 milliard d’euros les investissements d’extension pour les trois réacteurs, jugeant de ce fait irréaliste l’idée d’un report de fermeture de 1 à 3 ans. Une solution qui semble pourtant envisagée actuellement.
Le deuxième acte est survenu hier avec l’annonce d’un accord sur le relèvement de la taxe nucléaire à 550 millions d’euros. Cette somme est exigée à l’ensemble du secteur mais GDF Suez, via sa filiale Electrabel, qui gère les deux centrales du royaume, en acquitte la majeure partie. Selon Les Echos, la facture au titre de l’année 2010 s’est ainsi élevée à 212 millions d’euros pour GDF Suez, contre 38 millions d’euros pour SPE et EDF qui détiennent des droits de tirage.
A 550 millions d’euros, «la Belgique impose un niveau de taxation plus de deux fois supérieur à ce qui a été fait en Allemagne», souligne le groupe dans un communiqué. Ce niveau est toutefois nettement inférieur à la contribution de 1,2 milliard d’euros que préconisait la Commission de régulation de l'électricité et du gaz (CREG), le régulateur belge de l'énergie.
GDF Suez assure qu’il «contestera ces mesures par toutes voies de droit». Plus généralement, le groupe estime qu'«en remettant en question, deux ans seulement après leur adoption, des décisions acquises au terme de longues négociations et sur la base d’études détaillées et approfondies, l’Etat belge donne à cet égard un signal particulièrement négatif aux investisseurs actuels et potentiels». Dans ces conditions, il «réévaluera» sa stratégie nucléaire en Belgique d’ici mi-2012.
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