GDF Suez, Areva et Vinci unissent leurs forces pour l'éolien marin en France
Trois poids lourds de l’industrie française ont décidé de se rapprocher pour participer au développement de l'éolien marin offshore en France. GDF Suez, Vinci et Areva ont fait part hier soir d’un accord de partenariat visant à répondre au prochain appel d’offres soumis par le gouvernement. Les trois groupes ont conclu un pacte exclusif sur trois des cinq parcs éoliens que comprend le programme : Dieppe-Le Tréport, Courseulles-sur-Mer et Fécamp. Cette première tranche, qui représente une capacité de production de 3.000 mégawatts (sur un total de 6.000 MW), nécessite un investissement de 10 milliards d’euros. «Ce nouveau secteur débouchera sur 10.000 emplois», avait prédit Nicolas Sarkozy en janvier lors de la présentation du projet. Le Carbon Trust britannique évalue le marché de l'éolien offshore au niveau mondial à 170 milliards de livres d’ici 2050.
«Le présent accord crée une plate-forme industrielle autour de trois acteurs majeurs avec des expertises complémentaires dans le domaine des énergies renouvelables et de la construction», avance le consortium dans un communiqué. GDF Suez souligne ainsi que sa filiale La Compagnie du Vent travaille déjà sur le projet des Deux-Côtes (750 MW) situé dans la zone de Dieppe-Le Tréport identifié par les pouvoirs publics. Areva, de son côté, se présente comme le deuxième acteur européen de l'éolien en mer, avec une base installée de plus de 120 turbines à fin 2013. Enfin, Vinci, qui mobilisera ses branches «concessions» et «contracting», met en avant son «savoir-faire dans le montage de financement et la réalisation de grands projets d’infrastructures».
Cette alliance franco-française est la deuxième du genre après celle annoncée en janvier par Alstom et EDF Energies Nouvelles. D’après le communiqué diffusé à l'époque, Alstom doit assurer la fourniture en exclusivité d’éoliennes offshore de 6 MW. Les deux partenaires ont ensuite attiré des développeurs comme Poweo ENR et WPD Offshore. D’autres acteurs, comme l’allemand E.On, souhaiteraient également prendre part au mouvement mais peinent à faire équipe. Alors que le lancement formel de l’appel d’offres est attendu d’ici début juin, le gouvernement français devrait annoncer les projets retenus début 2012.
Plus d'articles du même thème
-
L’inflation britannique porte les premières traces du conflit au Moyen-Orient
L’indice des prix à la consommation britannique a progressé de 3,3% sur un an en mars, en raison de la flambée des prix des carburants, accélérant par rapport aux 3% enregistrés en février. Pas de quoi pousser la Banque d’Angleterre à agir dès avril, selon les économistes. -
Deutsche Telekom et T-Mobile seraient en discussion en vue d’une fusion
Une telle fusion, qui nécessiterait l'accord préalable de Berlin, principal actionnaire de Deutsche Telekom, donnerait naissance à un géant des télécoms. -
La météo pénalise les ventes d'Eurofins au premier trimestre
Le groupe invoque des difficultés temporaires liées à des conditions exceptionnellement défavorables, menant à un chiffre d'affaires décevant. Son action décroche nettement en Bourse.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- L'entrée en relation bancaire numérique embarrasse les réseaux traditionnels
- Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
Contenu de nos partenaires
-
AcideBudget : pourquoi la crise au Moyen-Orient a bon dos
Pour le Haut conseil des finances publiques, « l’année 2026 avait démarré sans marge de sécurité budgétaire » avant même l'offensive israélo-américaine contre l'Iran -
Lignes de fondRachat de SFR : pourquoi la création de vrais « champions européens » n’est pas pour demain
Si la France est autorisée à consolider son marché entre acteurs français, les autres pays européens dans une situation comparable seront en droit d’exiger un privilège semblable -
Présidence de la Fed : Kevin Warsh promet son indépendance, les démocrates en doutent
Alors que le président des États-Unis réclame une forte baisse des taux d’intérêt de la Fed, Kevin Warsh, le candidat porté par Donald Trump à la présidence de la Banque centrale, assure devant les sénateurs mardi 21 avril vouloir préserver l’indépendance de la Fed.