Ford affiche son bénéfice trimestriel le plus élevé depuis treize ans
Ford démarre l’année en trombe. Le second constructeur automobile américain a en effet dévoilé hier des résultats trimestriels bien supérieurs aux attentes. Sur le début de l’année, son bénéfice net a atteint 2,55 milliards de dollars ou 61 cents par titre, soit 20% de mieux que les prévisions et 22% de plus par rapport du premier trimestre 2010. Il s’agit même de son meilleur bénéfice depuis 1998. Le chiffre d’affaires, lui aussi, a surpris les analystes à 33,1 milliards de dollars, contre 28,1 milliards l’an dernier sur la même période.
«Nos équipes ont réalisé un superbe trimestre, avec une croissance solide et des progrès dans toutes les régions (du monde)» a affirmé le PDG Alan Mulley. Cette embellie s’appuie essentiellement sur des ventes en forte croissance aux États-Unis et sur le succès des gammes de voitures économiques, moins gourmandes en carburant, comme par exemple les nouvelles modèles de Fiesta. Le marché européen n’est pas en reste avec un chiffre d’affaires en hausse de 13% à 8,7 milliards de dollars et un bénéfice opérationnel qui a plus que doublé à 293 millions de dollars.
Autre motif de satisfaction, Ford a réduit sa dette automobile de 2,5 milliards de dollars au cours du trimestre. Seul constructeur américain à n’avoir pas bénéficié du soutien de l’état pendant la crise, Ford s’est toutefois très lourdement endetté entre 2005 et 2008. Aujourd’hui, son endettement a été ramené à 16,6 milliards de dollars, contre une trésorerie de 21,3 milliards de dollars.
A moyen terme, Ford se veut néanmoins prudent. «Il y a des facteurs à prendre en compte pour le reste de l’année et qui auront peut-être comme conséquence des profits plus bas que ceux du premier trimestre» a expliqué le directeur financier Lewis Booth. Parmi ces facteurs, une hausse des dépenses de développement et de promotion de nouveaux modèles de voiture. «Développer notre activité signifie également des coûts supplémentaires» a expliqué Lewis Booth. Par ailleurs, Ford estime que les matières premières et les approvisionnements allaient lui coûter près de 2 milliards de dollars supplémentaires cette année. Dernière inconnue, la hausse du carburant à la pompe aux États-Unis dont personne ne sait aujourd’hui quelles en seront les conséquences sur le marché automobile américain.
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