Foncière des Régions veut profiter de la croissance allemande
Foncière des Régions accroît sa présence en Allemagne. La foncière s’apprête à se renforcer au capital de sa filiale Foncière Développement Logements (FDL) en lançant une offre publique d’échange. FDR offre 6 actions nouvelles FDR pour 23 actions FDL. Sur la base des actifs nets réévalués (ANR) 2012, l’opération fait ressortir une décote de 9% sur FDL, et une décote de 3% sur les cours de lundi. En revanche, une prime de 34% ressort en termes de revenu net récurrent par action, selon nos calculs. L’opération «pourrait être relutive d’environ 1,3% à 1,5% sur l’ANR de FDR, note Natixis. A l’inverse, l’écart de rentabilité entre les deux entités pourrait se traduire par une dilution au niveau des cash flows de FDR comprise entre 2,1% et 2,4%». L’offre sera ouverte de juillet à septembre.
A l’issue de l’OPE, la participation de FDR au capital de FDL passera de 31,6% à une fourchette de 58,2% à 62,4%. Pour l’heure ACM et Covéa ont annoncé leur intention d’apporter leurs titres à l’offre (26,6% du capital), tandis que Cardif, Crédit Agricole Assurances et Generali, pesant ensemble 37,63% du capital, ont souhaité conservé leur participation. FDL, créée en 2005 par FDR et qui a obtenu le statut SIIC en 2006, est détenue exclusivement par des institutionnels, le flottant étant inférieur à 0,25%.
Kepler Cheuvreux se demande «si cette opération est vraiment un mouvement stratégique ou un arrangement avec les actionnaires de FDL qui veulent liquider leur position. Si c’est vrai, cela signifie que ces deux actionnaires pourraient vendre leurs actions FDR, et un risque de possible arrivée massive de titres sur le marché». Pour sa part, Société Générale est surprise par «ce mouvement qui indique que FDR poursuit une stratégie plus opportuniste qu’une simplification de son profil d’activité».
FDR, qui déboursera ainsi près d’un milliard d’euros, verra son portefeuille grossir de 9,3 à 10,2 milliards d’euros. Son exposition à l’Allemagne, qui augmentera de 10% à 15%, lui permettra de profiter de la croissance outre-Rhin – qui s’accélère au second semestre, a déclaré hier le ministère allemand de l’Economie – et du faible niveau de logements neufs.
FDL détient un patrimoine de 3,2 milliards d’euros, dont 73% en Allemagne (dont un tiers à Duisburg, un quart à Essen et 10% à Berlin) et 27% en France (dont 41% en Ile-de-France et 29% à Paris et Neuilly).
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