Foncière des Régions fait un grand pas dans son plan de refinancement
Foncière des Régions a quasiment atteint l’objectif de cessions d’actifs de 600 millions d’euros qu’elle s’était fixé en début d’année. Sa filiale Foncière Europe Logistique, détenue à 98,9%, vient de conclure deux promesses de vente pour un montant total de 198 millions d’euros. La première, signée avec Segro et d’un montant de 161 millions d’euros, porte sur treize plates-formes logistiques réparties sur huit sites en Ile-de-France et en région Lyonnaise. La seconde concerne deux bâtiments d’activité à Paris (Dorian et Cap 19). Signée avec AG Real Estate, la promesse de vente représente un montant de 37 millions d’euros.
En ajoutant la transaction conclue début juin avec Sophia GE pour deux entrepôts, Foncière Europe Logistique a ainsi vendu 221 millions d’euros d’actifs depuis le début de l’année, sur un patrimoine initial estimé à environ 1 milliard d’euros. D’autres cessions pourraient intervenir dans les prochains mois, la foncière souhaitant vendre environ un tiers de ses actifs.
Ces cessions s’ajoutent aux 362 millions d’euros d’accords de vente conclus auparavant par la maison mère. Au total, Foncière des Régions a ainsi désinvesti pour un montant de 583 millions d’euros depuis le début de l’année. Même si ces ventes sont légèrement dilutives, les actifs générant 8% de rendement pour une dette qui coûte moins de 5%, elles constituent une «bonne nouvelle» pour les analystes de Kepler «compte tenu des échéances de refinancement du groupe dans les prochaines années et du fait que les cessions s’annoncent de plus en plus compliquées».
Foncières des Régions doit en effet préparer deux échéances de dette conséquentes. La première en 2013, d’un montant de 1,45 milliard d’euros en part du groupe. La seconde, l’année suivante, pour 1,448 milliard d’euros. Pour y faire face, en plus du programme de cessions d’actifs, la foncière indique disposer de 800 millions d’euros de cash et de lignes de crédits disponibles. Elle a également arrangé depuis le début de l’année pour 540 millions d’euros de nouveaux financements et négocie actuellement 500 millions supplémentaires. Un point sur l’avancée des négociations sera fait le 26 juillet lors de la présentation des résultats semestriels.
Plus d'articles du même thème
-
Le panel de L’Agefi voit les taux de plus en plus élevés
Les prévisionnistes interrogés par L’Agefi ont relevé leurs prévisions de taux à 10 ans pour toutes les géographies dans six mois, mais pas toutes dans des proportions importantes. Ils annulent également a priori la perspective d’une baisse de taux de la Fed avant fin octobre. Et remontent un peu leurs espoirs pour le yen. -
Les grandes banques espagnoles maintiennent le cap malgré la guerre au Moyen-Orient
La vitalité de l'économie du pays et la diversification des modèles soutiennent la trajectoire des principaux acteurs bancaires. -
Le potentiel de progression des marchés actions est désormais très limité
Les indices européens et américains sont attendus en hausse de 2 % à 3 % en six mois et de 6 % à l'horizon d'un an. Les perspectives sont encore plus réduites pour le Nikkei, qui a pris beaucoup d’avance, avec un gain de 18 % depuis le début de l’année.
ETF à la Une
Schroders lance un ETF actif sur les actions américaines en Europe
- Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- La banque de détail porte les résultats du Crédit Agricole au premier trimestre
- La Société Générale affiche un résultat net trimestriel de 1,7 milliard d'euros
- Le gendarme de l'assurance suspend le courtier Jacques Pilliot
Contenu de nos partenaires
-
Dilemma
L’Italie veut relancer le nucléaire, mais ne sait toujours pas où enterrer ses déchets
Rome vient de renouveler son accord avec la France pour maintenir jusqu’en 2040 sur le territoire français une partie des ses déchets -
TaxesLes Européens de nouveau face au dilemme Trump
Engager le rapport de force ou jouer l’apaisement ? Les Vingt-Sept risquent de devoir trancher cette éternelle alternative si le président américain met ses nouvelles menaces commerciales à exécution -
Think againChômage en France : une résistance face à la crise qui révèle une vraie révolution – par Eric Le Boucher
Sur le marché du travail, la boussole s’est inversée : la France ne souffre plus aujourd’hui d’une pénurie d’emplois mais, tout à l’inverse, d’une pénurie de main d’œuvre qualifiée et motivée