Fiat prend le contrôle de Chrysler à un prix jugé raisonnable
Sergio Marchionne, administrateur délégué de Fiat, a choisi de prendre les devants pour relever sa participation dans Chrysler dont il détient aujourd’hui 30%. Il a annoncé hier qu’il rachèterait dès ce trimestre 16% supplémentaires du constructeur américain pour 1,27 milliard de dollars (870 millions d’euros), un prix jugé raisonnable par les analystes. L’exercice de cette option, deux ans avant l’échéance initialement prévue par Fiat, ne pourra cependant être réalisé que lorsque Chrysler aura remboursé 7,5 milliards de dollars de dettes aux Etats américain et canadien. Ceci passera par un refinancement bancaire, les discussions à ce sujet étant toujours en cours.
«Fiat devrait économiser plus de 400 millions de dollars en exerçant son option d’achat au deuxième trimestre, compte tenu de l’amélioration attendue des résultats de Chrysler», estime Gabriele Gambarova, analyste chez Banca Akros. L’italien passera d’ici la fin de cette année de 46% à 51% du capital sans coûts additionnels, sous réserve du respect d’objectifs de performance.
Si ce rachat, financé sur la trésorerie de Fiat, semble favorable au groupe italien, le Trésor américain se dit également satisfait. «L’annonce d’aujourd’hui nous rapproche un peu plus du remboursement de l’investissement fait par les contribuables américains dans le capital de Chrysler», constate Tim Massad, secrétaire adjoint au Trésor chargé de la stabilité financière.
Le calendrier d’une mise en Bourse de Chrysler «dépendra des résultats du groupe américain et des conditions de marché», a simplement indiqué Sergio Marchionne. Il a en revanche précisé que la consolidation de Chrysler pourrait intervenir avant même que Fiat ne détienne la majorité du capital du constructeur américain.
Plus d'articles du même thème
-
L’Europe a rattrapé son retard de croissance sur Wall Street
Alors que l’attention des investisseurs se focalisait sur le résultat des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, les entreprises européennes affichent, pour l’heure, une croissance bénéficiaire proche de 30% sur un an au troisième trimestre, équivalente à celle de leurs homologues américaines. Cela n’était pas arrivé depuis trois ans mais doit encore se concrétiser dans les cours. -
Les gestionnaires d'actifs affrontent le défi de la réversibilité technologique
Face à leur dépendance croissante aux prestataires externes, les sociétés de gestion cherchent à préserver leur autonomie de gouvernance. Lors de l'AM Tech Day organisé par L'Agefi, elles ont montré que maîtrise des compétences, réversibilité et anticipation des risques sont devenues des enjeux de résilience opérationnelle. -
Tokyo compte bien séduire les investisseurs avec ses obligations résilience
Après le succès de sa première émission réalisée en 2025, le gouvernement de Tokyo souhaite développer le concept et créer un marché de la résilience afin de financer d’importantes infrastructures capables de protéger la population et l’économie du pays.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Le départ de Christine Lagarde dès février 2027 précipite sa succession à la BCE
Contenu de nos partenaires
-
Tic tacPrimaire: Gérard Larcher lance le compte à rebours
Si aucun candidat de la droite et du centre ne s'impose d'ici fin décembre, « il faudra un sursaut en début d'année », prévient le président du Sénat -
Visé par de nouvelles hausses de taxes, le secteur aérien en pleine zone de turbulences
Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit de multiples dispositions qui relèvent la fiscalité sur différents acteurs du secteur aérien, et qui pourraient répercuter ces taxes sur les prix des billets d’avion -
EditorialCNews, LFI : le piège démocratique
Pluralisme : pourquoi vouloir interdire CNews ou dissoudre LFI est un piège démocratique