Fiat défend son plan de fusion avec Chrysler
Fiat ne cédera pas à la pression. Le groupe d’automobiles italien a assuré hier qu’il n’a pas l’intention de convoquer une assemblée générale en vue de modifier les conditions de la fusion avec sa filiale américaine Chrysler. «Fiat compte finaliser l’opération selon les modalités approuvées», a insisté le constructeur italien dans un communiqué alors que, depuis quelques jours, la rumeur court sur un amendement du plan de fusion pour éviter un échec du rapprochement.
Conformément à la loi italienne, le traité de fusion entre Fiat et Chrysler prévoit une clause qui donne aux actionnaires du groupe italien la possibilité de vendre leurs actions Fiat en exerçant auprès du constructeur des droits de cession, à un prix déterminé. Celui-ci a été arrêté à 7,727 euros, soit le cours moyen de clôture du titre Fiat au cours des six mois précédents la signature du traité de fusion. Ces options, exerçables avant le 20 août, visent à ouvrir une porte de sortie aux actionnaires peu convaincus par l’intérêt de la transaction. Seuls ceux qui ont voté contre en AG ont le droit d’exercer ces options. L’opération avait été approuvée à 84% en AG. Pour limiter le coût de ce dispositif, Fiat a plafonné à 500 millions d’euros l’exercice cumulé des options de vente. Au-delà, la fusion serait annulée.
La spéculation s’est immédiatement engouffrée dans la brèche. Le poids de certains actionnaires qui ont voté contre la fusion en AG, comme le fonds souverain norvégien, pourrait faire voler en éclat le plafond de 500 millions d’euros. De quoi peser sur le cours de l’action Fiat ces derniers jours et renforcer un peu plus l’intérêt financier de l’option. Le cours du titre s’élevait hier à 7,1 euros, en dessous du prix d’exercice de 7,727 euros.
Pour tenter de dissuader les éventuels actionnaires récalcitrants d’exercer leurs options, Fiat a indiqué hier que si le plafond des 500 millions d’euros est dépassé, le groupe aura la possibilité de convoquer une nouvelle AG qui devra se prononcer sur un nouveau traité de fusion. Celui-ci devra toujours prévoir une porte de sortie pour les actionnaires opposés mais, selon la loi, Fiat pourrait fixer le prix d’exercice des options au niveau du cours de Bourse le plus récent afin de réduire la sortie de cash potentielle.
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