Fiat a réduit de 10 % sa dette industrielle sur le trimestre écoulé
Après avoir séparé en début d’année ses activités de camions et de machines agricoles (Fiat Industrial) pour se recentrer sur son pôle automobile, Fiat a démontré au premier trimestre sa capacité à améliorer sa structure de bilan. L’endettement net de ses activités industrielles est ainsi passé de 542 millions d’euros à fin décembre 2010 à 489 millions au 31 mars dernier, alors que le consensus tablait sur une progression à 815 millions. Cette performance repose sur un cash-flow d’exploitation multiplié par 4 en un an et sur des investissements en repli de 13% sur la période.
Grâce essentiellement «au remboursement de créances détenues sur Fiat Industrial», les liquidités totales du groupe ont atteint 13,1 milliards d’euros à fin mars contre 12,2 milliards fin 2010. Elles ont été renforcées depuis lors par le produit de l’émission obligataire d’un milliard d’euros réglé le 1er avril. Sur une dette brute globale (industrielle et financière) de 15,7 milliards à fin mars, la part remboursable à moins d’un an atteint 40% du total et elle décroît fortement par la suite.
Si le bénéfice net de 37 millions est inférieur aux attentes du groupe, ce n’est pas le cas pour son bénéfice d’exploitation hors exceptionnels qui affiche une hausse de 9,1% à 251 millions. Ce résultat a bénéficié du dynamisme des marques automobiles de luxe, d’une bonne performance commerciale au Brésil, d’une «forte demande pour les utilitaires légers sur les grands marchés européens, sauf en Italie», ainsi que d’une activité soutenue dans les équipements automobiles (Magneti Marelli). «Le Brésil et Ferrari font plus que compenser la faiblesse du marché italien», résume Andrea Balloni, analyste chez Fidentiis Equities à Milan.
Le constructeur italien a confirmé tous ses objectifs pour l’année 2011, à savoir un chiffre d’affaires d’environ 37 milliards d’euros, un bénéfice d’exploitation hors exceptionnels compris entre 900 millions et 1,2 milliard qui tient compte des problèmes du Japon, ainsi qu’un résultat net de 300 millions. L’endettement net industriel est attendu entre 1,5 et 1,8 milliard, malgré des investissements industriels de 4 à 4,5 milliards, «en hausse substantielle par rapport aux niveaux anormalement bas de 2010», souligne le constructeur. Le titre Fiat a fini la séance sur un gain de 4,6% à 6,6 euros à Milan.
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