Facebook dévoile les ambitions de son introduction en Bourse
Pour un concept qui «n’était pas à l’origine censé être une société» mais « accomplir une mission sociale, rendre le monde plus ouvert et connecté» comme le rappelle Mark Zuckerberg, son jeune créateur de 27 ans, le succès de Facebook en a fait un véritable empire. Le lancement de son IPO en apporte une preuve. Entouré de Morgan Stanley, Goldman Sachs et JPMorgan comme chefs de file de l’opération et autres Bank of America, Barclays Capital et Allen & Co comme teneurs de livre, le groupe de réseau social espère lever 10 milliards de dollars pour une valorisation comprise entre 75 et 100 milliards. L’an dernier, 19 sociétés internet ont levé 6,6 milliards de dollars lors de leur IPO, un record depuis les 11 milliards levés en 2000.
Dans les documents transmis hier à la SEC, Facebook se raconte en chiffres. La société a dégagé l’an dernier un chiffre d’affaires de 3,7 milliards de dollars, en hausse de 88% sur un an, s’appuyant sur un réseau de 845 millions de membres actifs par mois. Si le résultat net s’est envolé de 65% l’année dernière à un milliard, il ressort en-dessous des attentes des analystes. De plus, les recettes publicitaires pèsent à hauteur de 83% dans ces résultats, alors que les commissions versées par Zynga, le groupe de jeu en ligne qui utilise la plateforme de Facebook, représentent 12% du résultat. Et Facebook de voir loin vers l’Empire du milieu malgré les mésaventures de Google. Malgré les «complexités légales et administratives nous ayant empêché d’entrer sur le marché chinois jusqu’à présent», «la Chine est un marché cible de taille pour Facebook» indique le document.
Il s’agit d’une réussite personnelle pour Mark Zuckerberg, actionnaire majoritaire du groupe avec 28% de participation et 57% des droits de vote. Dustin Moskovitz, co-fondateur du site, détient 7,6% de Facebook et Accel Partners 11,4%. Si la société atteint les 100 milliards de valorisation, la part de Mark Zuckerberg vaudra 28 milliards. Une fortune qui lui permettrait de rejoindre au Panthéon des génies de la technologie des personnalités telles que Bill Gates, Larry Ellison ou Steve Jobs. Mark Zuckerberg s’est octroyé 1,49 million de dollars de salaire l’an dernier en tant que directeur général, dont 483.333 dollars en fixe. S’il n’a laissé que 0,1% de participation à sa directrice des opérations, elle a reçu une gratification de quelque 30,9 millions l’an dernier.
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