Euroapi décale un objectif et s’effondre en Bourse
Le producteur de principes actifs pharmaceutiques (API) Euroapi a dévoilé mercredi des comptes 2022 pénalisés par la suspension temporaire de la production de prostaglandines sur le site de Budapest et a ajusté ses prévisions à moyen terme.
Pour 2023, le groupe issu de la scission du groupe pharmaceutique Sanofi table sur une croissance du chiffre d’affaires comprise entre 7% et 8% et sur une marge de «Core Ebitda» comprise entre 12% et 14%. Le «Core Ebitda» d’Euroapi correspond au résultat opérationnel consolidé avant dépréciations et amortissements et hors coûts de restructuration.
Pour la période 2023-2026, le groupe vise une croissance annuelle moyenne du chiffre d’affaires comprise entre 7% et 8%. Il tablait jusque-là sur une croissance comprise entre 6% et 7% sur la période 2021-2025.
Un an de retard
Euroapi a en revanche reporté d’un an son objectif d’une marge de Core Ebitda supérieure à 20%. Ce niveau devrait être atteint en 2026 et non en 2025 comme anticipé précédemment par le groupe. En 2025, cet indicateur est attendu supérieur à 18%.
Le groupe a confirmé sa prévision de 510 millions d’euros d’investissements (Capex) sur la période 2022-2025 et d’un taux de conversion du core free cash-flow compris entre 50% et 53% d’ici à 2025.
En 2022, Euroapi a accusé une perte nette de 15 millions d’euros, contre une perte de 8,1 millions d’euros un an plus tôt.
A lire aussi : Le financement de la filière santé devrait redémarrer en 2023
Le Core Ebitda a augmenté de 8,5%, à 120 millions d’euros. Il fait ressortir une marge sur chiffre d’affaires de 12,3%, stable sur un an.
Le chiffres d’affaires annuel s’est établi à 976,6 millions d’euros, en hausse de 8,5%.
En raison de la suspension temporaire de certaines activités de production sur son site de Budapest, en Hongrie, le groupe avait abaissé ses objectifs 2022 en décembre dernier. L’entreprise visait un chiffre d’affaires consolidé d’environ 980 millions d’euros et une marge de Core Ebitda comprise entre 12% et 13%.
En réaction à ces annonces, l’action Euroapi plongeait de plus de 20% à la Bourse de Paris mercredi en milieu de matinée. Après une baisse de 30% en cinq mois, le titre se rapproche de son prix d’introduction, fixé à 12 euros en mai 2022.
Plus d'articles du même thème
-
Sandoz compte doubler ses ventes en dix ans grâce aux biosimilaires
Le laboratoire suisse, scindé de Novartis depuis fin 2023, compte détenir 100 biosimilaires en 2040, contre 13 aujourd’hui. Sa marge d’Ebitda devrait passer de 21,7% en 2025 à 25%-27% en 2030. -
Novartis inquiète le marché avec deux échecs sur ses traitements les plus prometteurs
Après l’annonce lundi de l’échec du pelacarsen dans les maladies cardio-vasculaires, le laboratoire suisse échoue dans la dystrophie musculaire avec un autre composé, del-desiran. L’action perd près de 10% mardi à mi-séance. -
Rubis relève ses prévisions pour 2026
Porté par une croissance solide au premier semestre, le groupe de distribution de produits pétroliers s'attend à une bonne tenue de ses activités dans les Caraïbes.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Plus que la demande, la distribution entrave le développement de l’épargne retraite
Contenu de nos partenaires
-
Globe-trottersPaix en Ukraine : le retour des agitations américaines
Entre des lignes rouges toujours irréconciliables et des leviers de pression inchangés, rien n'indique que Donald Trump et ses équipes aient trouvé la bonne formule -
CalamiteuxClassement Pisa : quinze ans de réformes, zéro sursaut
Sans surprise, PISA 2025 démontre une nouvelle dégradation du niveau des élèves français. Et comme à chaque fois, l'arlésienne d'un sursaut, d'un « choc Pisa » déjà vu chez nos voisins rejaillit... jusqu'au prochain classement -
Judo« Débardellisation » : le président du RN, ce candidat à Matignon qui cherche sa place aux côtés de la cheffe
A l’heure où Marine Le Pen reprend les commandes de sa campagne, l'eurodéputé n'entend pas redevenir un simple numéro deux. Entre divergences de ligne, « off » déstabilisateurs et luttes d’influence, Jordan Bardella cherche à préserver son rôle dans la bataille de 2027 et son avenir à Matignon