Euler Hermes dresse un premier bilan mesuré de la loi de modernisation de l'économie
Dans un premier bilan de la loi de modernisation de l’économie (LME), Euler Hermes Sfac dresse un bilan mitigé de la réforme des délais de paiement. Alors que le Sénat a mis en avant un «bilan très positif» dans son rapport sur la LME.
En moyenne les délais, clients et fournisseurs, ont baissé de huit à dix jours entre 2008 et 2009, constate l’assureur-crédit. Un recul substantiel, mais la moyenne des délais clients ressort toujours supérieure à 60 jours, limite fixée par la loi. De fait la LME n’est pas encore complètement appliquée, notamment en raison des nombreux accords dérogatoires de branche.
Globalement, l’impact sur la trésorerie est neutre, mais une plus grande disparité sectorielle apparaît (voir graphique). Les entreprises du bâtiment doivent trouver huit jours de financement supplémentaires, soit 2% du chiffre d’affaires annuel. En effet, «la LME ne s’applique pas au secteur public, principal donneur d’ordre du secteur de la construction», explique Karine Berger, directrice des études chez Euler Hermes Sfac. Dans la grande distribution, l’impact sur la trésorerie a été neutre, la réduction des délais de paiement fournisseurs étant effacée par la réintégration des marges arrière dans les prix d’achat, observe la société.
Le gros de l’ajustement a été supporté par les TPE et par les grandes entreprises. Comme le visait la loi, les grandes entreprises ont redonné du financement à leurs fournisseurs, souvent des PME. Toutefois, la LME a instauré une moindre souplesse du crédit interentreprises, qui devrait conduire les banques à financer davantage le crédit court terme, anticipe l’assureur-crédit.
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