Ericsson va augmenter ses charges de restructuration au quatrième trimestre
C’est un message de prudence qui se dégage des résultats trimestriels d’Ericsson. A l’exception de l’Amérique du Nord, l’attentisme des opérateurs télécoms dans de nombreuses régions (Europe, Chine, Corée du Sud, Russie) a fortement pénalisé les ventes d’équipements du groupe suédois, en chute de 17% au troisième trimestre. Malgré la hausse de 19% des activités de services (installation des réseaux, gestion externalisée) et le dynamisme des solutions de support clients (+29%), le chiffre d’affaires a donc cédé 2% à 54,6 milliards de couronnes (6,3 milliards d’euros) sur la période.
Cette structure des ventes a eu un impact défavorable sur la marge brute (30,4% contre 32% fin juin et 35% un an plus tôt), alors que la marge opérationnelle retraitée a séquentiellement progressé de 80 points de base (pb) à 6,7%, grâce à une diminution des dépenses d’exploitation. Mais cette marge reste inférieure de 460 pb au niveau du troisième trimestre 2011, ce qui s’explique par «la proportion plus importante des projets de couverture et des projets de modernisation de réseaux en Europe, qui ont une rentabilité plus faible que les extensions de capacité», précise à L’Agefi le directeur financier Jan Frykhammer. Cette tendance devrait perdurer jusqu’à la fin de l’année.
La structure financière reste solide, avec une trésorerie nette de 29 milliards de couronnes au 30 septembre et un cash-flow d’exploitation de 7 milliards sur le trimestre. Ericsson poursuivra une politique de croissance essentiellement organique, accompagnée d’acquisitions ciblées de petite taille. Malgré la contribution trimestrielle toujours négative de ST-Ericsson sur ses résultats (-600 millions avant impôts), le groupe suédois ne prévoit pas de céder sa participation dans la coentreprise.
Compte tenu des incertitudes macro-économiques, le leader mondial des infrastructures mobiles ne communique pas d’objectif de résultat pour 2012. Il confirme des charges de restructuration d’environ 4 milliards de couronnes sur l’ensemble de l’année, contre 1,7 milliard sur les 9 premiers mois. Les 2,3 milliards de charges attendues au quatrième trimestre seront liées «à la réorganisation des activités de services et aux efforts mis en œuvre pour abaisser les coûts fixes», relève Jan Frykhammer. L’action s’est repliée de 3,9% à 58,2 couronnes vendredi à Stockholm.
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