Engie se dote d’une nouvelle directrice générale
Engie a annoncé vendredi en fin de journée la nomination de Catherine MacGregor au poste de directrice générale, huit mois après l'éviction d’Isabelle Kocher. Une direction générale de « transition » était depuis assurée par le trio Claire Waysand, Judith Hartmann et Paulo Almirante.
Catherine MacGregor prendra ses fonctions le 1er janvier 2021. Sa nomination comme administrateur du groupe sera proposée à l’assemblée générale en 2021.
« La vision que porte Catherine MacGregor sur la transformation et le développement du groupe, son expérience industrielle et internationale tout autant que son leadership et ses qualités managériales reconnues contribueront pleinement à la mise en œuvre des orientations stratégiques présentées fin juillet », a expliqué Engie dans un communiqué.
« Nous cherchions un dirigeant capable de porter la raison d’être d’Engie d’être un leader de la transition énergétique, d’avoir une vraie vision industrielle des sujets, d’être obsédé par l’exécution, et d’être à l’aise avec le mode de gouvernance du groupe », a ajouté Jean-Pierre Clamadieu, le président d’Engie, pour expliquer ce choix. « Les plus belles stratégies du monde restent de belles slides si on ne passe pas à leur mise en application pratique », a appuyé le président du groupe.
Diplômée de Centrale Paris, Catherine MacGregor est une spécialiste du secteur de l’énergie. Elle a rejoint TechnipFMC en juillet 2019 en vue de prendre la direction de l’une des deux entités censées naître de la scission du groupe franco-américain. L’opération a été suspendue pendant la crise du Covid-19. Catherine MacGregor avait auparavant passé 23 ans chez Schlumberger. Une expérience très pétrolière mais « sans contradiction » avec la place centrale des énergies renouvelables dans la nouvelle stratégie d’Engie. « Réduire Catherine MacGregor à quelqu’un qui vient du secteur du pétrole serait très réducteur », a insisté Jean-Pierre Clamadieu.
Engie prévoyait initialement de désigner son nouveau directeur général fin septembre. Mais l’annonce le 30 août du projet d’offre de Veolia sur Suez, dont Engie détient 32,06% du capital, a retardé ses plans de quelques jours. « Le processus de choix a été très linéaire », a estimé Jean-Pierre Clamadieu, contrairement aux « rumeurs qui parlaient d’un processus chaotique ».
Parmi les autres candidats au poste de direction, figuraient Gwénaëlle Avice-Huet, directrice générale de la division Amérique du Nord d’Engie, le directeur général adjoint de Saint-Gobain Laurent Guillot, l’ex-directrice générale adjointe de Suez Marie-Ange Debon et la PDG de la RATP Catherine Guillouard.
Le conseil d’administration d’Engie doit se réunir une nouvelle fois lundi, date limite de validité de l’offre améliorée de Veolia sur 29,9% du capital de Suez.
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