Engie relève nettement ses objectifs pour 2024
Le fournisseur de gaz et d'électricité Engie a relevé vendredi ses prévisions pour 2024, après un premier semestre qu’il qualifie de «très bon» malgré des résultats en baisse dans un contexte de retour à la normale des conditions de marché.
Peu avant 11h, le titre Engie signait la plus forte progression de l’indice SBF 120, avec une hausse de 3,4%, à 15 euros, dans un marché parisien en repli de 0,3%. Le titre a clôturé la séance sur un gain de 2,8%, à 14,92 euros.
Pour 2024, Engie prévoit désormais un résultat net récurrent part du groupe (RNRpg) compris entre 5 milliards et 5,6 milliards d’euros et un résultat opérationnel courant (Ebit) hors nucléaire entre 8,2 milliards et 9,2 milliards d’euros. Le RNRpg était précédemment attendu entre 4,2 milliards et 4,8 milliards d’euros et le résultat opérationnel courant (Ebit) hors nucléaire entre 7,5 milliards et 8,5 milliards d’euros
En 2023, le résultat net récurrent part du groupe s'était établi à 5,4 milliards d’euros et le résultat opérationnel courant hors nucléaire était ressorti à 9,5 milliards d’euros.
Le groupe a relevé ses prévisions afin notamment de tenir compte d’une performance supérieure à ses attentes au premier semestre des activités Renouvelables et de la division Flex Gen, a expliqué le directeur financier d’Engie, Pierre-François Riolacci, lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes.
En outre, la génération de trésorerie des opérations, soit avant dépenses de maintenance et financement des provisions nucléaires, a été plus importante et plus rapide qu’anticipé, a ajouté le dirigeant. Ce flux a atteint 8,9 milliards d’euros au premier semestre 2024, en «légère baisse de 0,6 milliard d’euros comparé à un premier semestre 2023 particulièrement élevé», a précisé Engie.
Pour les six premiers mois de 2024, le résultat opérationnel courant du groupe, hors nucléaire, a atteint 5,62 milliards d’euros, en baisse sur un an de 16,2% en données publiées et de 16,3% sur une base organique. En incluant le nucléaire, l’Ebit courant s’est établi à 6,39 milliards d’euros, en repli de 8% sur un an.
Bonnes conditions hydrologiques
Les résultats ont notamment pâti d’un net repli dans les activités de trading et de gestion des actifs énergétiques, appelées «Global Energy Management & Sales» (GEMS), après une performance exceptionnelle au premier semestre 2023 qui avait été notamment alimentée par des prix de l'énergie élevés et volatils. Au premier semestre 2024, l’Ebit de l’activité GEMS a reculé de 38,1% sur un an en publié et en organique, à 1,95 milliard d’euros.
Ce recul a été partiellement compensé par une hausse de l’Ebit de la division Renouvelables de 11,1% sur un an en publié et de 5,7% en organique, à 1,33 milliard d’euros, grâce principalement à de «très bonnes conditions hydrologiques» en France et au Portugal au premier semestre. En outre, le résultat opérationnel courant de la division Flex Gen, qui comprend notamment les centrales à gaz et le stockage par batterie, a progressé sur un an de 25,8% en données publiées et de 31,9% en organique, à 957 millions d’euros.
Le résultat net récurrent d’Engie a reculé à 3,8 milliards d’euros au premier semestre, contre 4 milliards d’euros un an plus tôt, a indiqué le groupe dans un communiqué.
Engie a enregistré un bénéfice net part du groupe de 1,94 milliard d’euros, contre une perte nette de 0,8 milliard d’euros un an plus tôt quand le résultat net avait été lesté par des provisions liées au nucléaire en Belgique.
L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) est pour sa part ressorti à 7,8 milliards d’euros pour les six premiers mois de l’année, en recul sur un an de 11,2% en données publiées et de 11,7% en données comparables.
Le chiffre d’affaires du groupe a reculé sur un an de 20,2% en données publiées et de 20,4% en organique, à 37,53 milliards d’euros.
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