Dubai International Capital pourrait faire le tri dans ses participations
Alors que Dubaï est ébranlé par la crise, Dubaï International Capital (DIC) pourrait perdre le contrôle d’Almatis, une des sociétés de son portefeuille (voir tableau). Selon le Financial Times (FT), Oaktree Capital se préparerait à racheter Almatis dans le cadre de la restructuration de la dette de 1 milliard de dollars de ce groupe allemand, qui se définit comme le «seul fournisseur mondial et premier producteur mondial de matériaux à base d’alumine pour le réfractaire, les céramiques et le polissage».
En novembre 2007, DIC avait acquis Almatis pour 800 millions d’euros. Depuis, le groupe allemand a subi la crise économique et a fait défaut. Début août, DIC et Oaktree ont renoncé à restructurer ensemble la dette d’Almatis, en l’absence de l’accord des prêteurs sur le plan.
Selon le FT, DIC et les détenteurs des 600 millions de dollars de dette junior ont présenté un plan conjoint, dans lequel DIC injecterait 50 millions de dollars pour conserver 60% d’Almatis, tandis que la dette junior serait effacée en échange des 40% du capital restant.
Toutefois, ce plan serait mis à mal par Oaktree, qui dit avoir racheté plus du tiers des 680 millions de dollars de la dette senior. Le fonds américain pourrait faire valoir que le plan de DIC laisserait Almatis surendetté, la dette senior n’étant pas annulée.
Pour conserver un peu de répit sur la dette de ses autres participations, DIC a injecté 35 millions de livres dans Travelodge, 53 millions chez Doncaster, 50 millions chez Allied Medical et 25 millions d’euros dans Mauser, selon le FT. Par ailleurs, la participation de 20% de DIC dans Merlin Entertainments pourrait être cédée lors de son introduction en Bourse l’an prochain.
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