DP World rejoint la Bourse de Londres pour élargir son vivier d’investisseurs

L’opérateur portuaire de Dubaï entend redorer son blason sur le LSE après une performance boursière décevante sur son marché domestique
Antoine Duroyon

DP World ressort des cartons son projet de cotation sur le London Stock Exchange (LSE). Moins d’un an après l’annonce d’un report, justifié par la nécessité de trouver un système acceptable pour supporter la double cotation de son titre, l’opérateur portuaire de l'émirat de Dubaï a publié hier le prospectus de l’opération. A compter du 1er juin, il sera présent sur la place boursière londonienne sous le symbole «DPW LN». Conseillé par HSBC et Clifford Chance, «DP World pense qu’une double cotation entre le LSE et Nasdaq Dubai contribuera à attirer une gamme plus large d’investisseurs», selon un communiqué.

Il n’y aura pas d'émission de nouvelles actions via cette cotation secondaire ni de cession de titres détenus par des actionnaires existants. Plutôt que de lever des capitaux, DP World souhaite redorer son blason auprès des investisseurs après un parcours décevant sur son marché domestique. En novembre 2007, le groupe levait 4,96 milliards de dollars à Dubaï, soit la plus grosse introduction réalisée au Moyen-Orient. L’année suivante, le cours de l’action s’effondrait de 68% dans les affres de la crise financière. En 2009 et 2010, la valeur n’a effacé qu’une partie de ses pertes en progressant de 36%. Et depuis le début de l’année, elle n’a gagné que 6%.

Contrôlé à 80% par Dubai World, le conglomérat public de l'émirat, DP World estime disposer d’atouts à faire valoir. La société, qui exploite 49 terminaux à travers le monde, a dégagé en 2010 un bénéfice de 374,8 millions de dollars (+13%), grâce à un rebond du commerce mondial et à un redressement de ses marges. Le chiffre d’affaires a atteint 3,19 milliards de dollars contre 2,9 milliards un an plus tôt. Standard & Poor’s a relevé hier la perspective attachée à sa note «BB» de «stable» à «positive», soulignant une amélioration à venir du profil de risque financier grâce à la vente de 75% du capital de DPW Australia. Les fonds ainsi dégagés (1,5 milliard de dollars) doivent être affectés au remboursement de la dette à court terme. Le président de DP World, Ahmed Bin Sulayem, a indiqué hier à la chaîne Al Arabiya qu’aucune émission obligataire n'était en vue, le groupe disposant de «liquidités suffisantes».

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