Douglas officialise son projet d’introduction en Bourse
Convoité par des fonds et des grands groupes, Douglas choisit une introduction en Bourse (IPO). Le distributeur de parfums allemand, contrôlé à 80% par le fonds Advent et à 20% par la famille Kreke, a officialisé vendredi son intention. L’opération, programmée cette année, prendra la forme d’un placement d’actions existantes détenues par Advent et d’une augmentation de capital de 70 millions d’euros environ. La famille, elle, conservera une participation, non définie.
JPMorgan, Goldman Sachs et Deutsche Bank seront les coordinateurs et teneurs de livre de l’IPO, tandis que Credit Suisse et Morgan Stanley seront teneurs de livre associés. Lilja & Co, société spécialisée dans les opérations de marchés, conseille Douglas.
Premier distributeur européen de parfums, le groupe a réalisé un revenu de 2,5 milliards d’euros pour son exercice fiscal 2013-2014, soit une part de marché de 17%, à travers 1.700 magasins répartis dans 19 pays. Il a publié vendredi un revenu de 1,5 milliard et un Ebitda de 180 millions au premier semestre de son exercice 2014-2015.
Douglas avait été retiré de la cote en 2012, à la faveur de l’arrivée d’Advent à son capital. A l’époque, sa rentabilité était affectée par sa chaîne de librairies Thalia, qui souffrait face aux sites de vente en ligne. Depuis, Douglas a acquis Nocibé, opération qui lui a permis de s’emparer de la première place en France, devant Sephora, détenu par LVMH, et Marionnaud, acquis en 2005 par le chinois Watson. Douglas a également vendu sa filiale de bijouteries Christ à la société d’investissement 3i.
«Depuis notre retrait de cote, nous sommes passés avec succès d’un distributeur diversifié essentiellement actif en Allemagne à une chaîne internationale concentrée sur les parfums», indique son directeur général Henning Kreke. L’IPO doit permettre au groupe de poursuivre son développement international, de densifier son réseau et de lancer de nouveaux produits.
Les investisseurs ont montré leur intérêt pour la distribution européenne, dont les acteurs ont collecté 8,5 milliards de dollars l’année dernière, un record depuis dix ans, selon Bloomberg. Mais le pari pourrait se révéler risqué. «Un spécialiste du parfum concentre son activité sur une petite partie de l’année – novembre et décembre. A moins qu’ils ne développent considérablement la partie cosmétiques et soins de la peau, ils pourraient peiner à nouveau en tant que société cotée», indique Charles Allen, analyste chez Bloomberg Intelligence.
Plus d'articles du même thème
-
Orange relève encore ses prévisions après un bon trimestre
L'opérateur télécoms prévoit désormais une hausse de son excédent brut d'exploitation ajusté retraité de 4,5% cette année. -
Le Canada ambitionne l'injection de 5,5 milliards de dollars en capital-risque dans son économie
Le gouvernement fédéral du Canada a dévoilé sa nouvelle stratégie en matière de capital-risque et de croissance. Il lance un appel à déclaration d'intérêt aux grands investisseurs institutionnels. -
Guillaume Abel devient chargé de mission sur l'IA et l'ESG de Natixis IM
Il était précédemment directeur général délégué de Mirova. Il conseillera le directeur général de NIM, avec lequel il a déjà travaillé par le passé.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
Dossier explosifAutonomie corse : récit de la folle nuit où tout a basculé au Sénat
Le sénateurs ont détricoté puis rejeté le texte sur l'autonomie corse. Les forces nationalistes, qui avaient quitté le processus de Beauvau en cours de séance, entretiennent le mystère sur la suite -
DilemmeSmic et coût du travail : chez Jean-Pierre Farandou, le bras de fer s'engage
Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou consulte tous azimuts pour tenter de désamorcer la crise du pouvoir d'achat -
RaretéLe crépuscule de la société en commandite
Longtemps prisée pour protéger le contrôle des entreprises, la société en commandite disparaît de la Bourse de Paris, à l'instar de Rubis