Des enveloppes de bonus généreuses chez BNP Paribas et Natixis
BNP Paribas et Natixis ont dévoilé, sur leurs sites internet, les détails concernant les rémunérations octroyées en 2017 au titre de 2016 à leurs « preneurs de risque ». Du côté de la banque de la rue d’Antin, le « bonus pool », soit la rémunération variable attribuée à tous ces collaborateurs dans le monde, dirigeants mandataires sociaux inclus, a atteint 482 millions d’euros, contre 407 millions d’euros en 2016, dont près de 358 millions d’euros pour « CIB », la banque de financement et d’investissement. Sur l’enveloppe de bonus totale, le montant versé comptant (en cash) représente 130 millions d’euros tandis que le solde (352 millions d’euros) est réparti sur 7 à 11 échéances conditionnelles entre septembre 2017 et septembre 2022.
La rémunération fixe s’est, quant à elle, élevée à 477,4 millions d’euros (contre 419,6 millions d’euros en 216). Elément notable, le nombre de collaborateurs « MRT » groupe, les material risk takers (preneurs de risque), a augmenté à 1.443 (1.445 avec les dirigeants), contre 1.181 l’an passé. Une augmentation que la banque explique par « l’effet change (parité euro/devise locale du pays d’exercice des MRT) entre les deux dates de référence (31/12/2014 et 31/12/2015) qui s’applique à la rémunération utilisée comme référence pour l’identification des collaborateurs au titre des critères de rémunération ». Par ailleurs, le nombre de collaborateurs MRT « millionnaires », c’est-à-dire dont la rémunération totale est supérieure à 1 million d’euros, a un peu décru à 220 (dont 68 au Royaume-Uni, 61 aux Etats-Unis, 39 en Asie, 38 en France, le reste est réparti dans 7 autres pays), contre 224 un an auparavant.
Chez sa concurrente Natixis, 29 collaborateurs (dont 52 % employés hors de France) ont bénéficié d’une rémunération supérieure à 1 million d’euros, contre 26 en 2016. Au sein de la filiale de BPCE, la rémunération variable de la population régulée (328 personnes, contre 274 en 2016) a atteint 92,4 millions d’euros, contre 72,4 millions il y a un an. La part fixe s’est, elle, établie à 89,1 millions d’euros, contre 73,2 millions en 2016.
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