Dassault Aviation vise des ventes records en 2026
Dassault Aviation a fixé un objectif de chiffre d’affaires «encourageant» pour l’exercice en cours, selon les analystes de Jefferies, alors que l’avionneur prévoit une nouvelle hausse de ses revenus et de ses livraisons cette année.
Dassault Aviation a indiqué mercredi qu’il prévoyait de livrer 40 Falcon et 28 Rafale en 2026, contre un total de 63 appareils en 2025 (37 Falcon et 26 Rafale). Le chiffre d’affaires devrait s'établir à environ 8,5 milliards d’euros pour l’exercice en cours, contre 7,4 milliards d’euros en 2025, a ajouté le groupe. Jefferies tablait sur un chiffre d’affaires de 8,2 milliards d’euros pour 2026.
Les prévisions de Dassault sont «bien alignées» avec le consensus et le groupe se montre traditionnellement prudent dans ses prévisions, souligne de son côté Oddo BHF.
Dassault Aviation avait relevé en janvier dernier son estimation de chiffre d’affaires pour 2025 après avoir livré davantage de Rafale que prévu l’an dernier. Le groupe a franchi le cap des 300 livraisons de son avion de combat et a enregistré pour 10,94 milliards d’euros de commandes, contre 10,86 milliards d’euros en 2024. Il a par ailleurs publié mercredi des résultats en hausse, dont un bénéfice net de 977 millions d’euros et une marge opérationnelle de 8,6%, contre 8,3% en 2024.
A 15h, le titre Dassault Aviation gagnait 4,5%, à 346 euros.
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Le projet SCAF menacé
«Les contextes militaires, géopolitiques et budgétaires, couplés aux droits de douane, créent de l’incertitude sur l’activité», a cependant souligné le président-directeur général du groupe, Eric Trappier, mercredi.
Il a par ailleurs indiqué être «dans l’incertitude» en ce qui concerne le projet de système de combat aérien du futur (SCAF), en raison des tensions avec son partenaire Airbus. «Si Airbus maintient sa position de ne pas vouloir travailler avec Dassault, le sujet est mort», a affirmé Eric Trappier.
Les deux groupes sont en désaccord sur la répartition des rôles et les spécifications de ce projet censé réunir les compétences de plusieurs pays dans un système associant un avion de combat et des drones. Le chancelier allemand Friedrich Merz a récemment ajouté à la confusion en estimant que la France et l’Allemagne n’avaient pas les mêmes besoins techniques en la matière.
Dans ce contexte, Dassault entend se concentrer en 2026 sur la montée en cadence de ses usines en France et sur le développement d’un outil de production en Inde pour le Rafale. Il a reçu en 2025 une commande de 26 Rafale de la marine indienne et négocie actuellement avec New Dehli un contrat géant portant sur 114 appareils supplémentaires, impliquant des transferts de production et de compétences.
Au 31 décembre, le carnet de commandes atteignait 220 Rafale et 73 Falcon.
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