Darty table sur une poursuite des pressions à la baisse sur ses marges en 2013-2014
Si le bénéfice imposable courant de Darty, à 26,4 millions d’euros, ressort conforme aux attentes des analystes sur son exercice clos le 30 avril, il affiche un recul de 66% d’une année sur l’autre en raison de la crise économique dans la zone euro et de la concurrence accrue des distributeurs en ligne. En incluant les activités arrêtées et des charges non récurrentes de 115,3 millions d’euros, le troisième distributeur européen de produits électroménagers affiche une perte nette annuelle de 105,3 millions, ce qui ne l’empêche pas de laisser inchangé son dividende annuel à 3,56 centimes par action.
Le chiffre d’affaires s’est replié de 2,4% à 3,8 milliards d’euros, avec une baisse plus marquée de 4% pour Darty France. «L’année à venir s’annonce difficile et nous pensons que les conditions de marché et le mix produit devraient continuer à peser sur nos marges», commente le directeur général Régis Schultz, transfuge de l’enseigne But, arrivé au mois d’avril chez Darty pour diriger son redressement. «Nous pensons toutefois en atténuer les effets grâce à notre plan de réduction des coûts, qui devrait, compte tenu du calendrier, produire des résultats encore plus importants au second semestre», nuance-t-il.
«Des plans complémentaires de rationalisation sont maintenant engagés au sein du groupe et du siège de Darty France, notamment dans les fonctions achats, par la fusion des régions», souligne le groupe, qui s’est fixé un objectif global d’économie de coûts de 50 millions d’euros par an à l’horizon 2015-2016. Décidé à la fin de l’an dernier, son plan stratégique «nouvelle confiance», qui débouchera sur un recentrage autour de trois marchés stratégiques (France, Belgique, Pays-Bas), a déjà conduit à la cession de sa chaîne britannique Comet et de ses magasins en Italie, en attendant son prochain retrait d’Espagne et des Républiques tchèque et slovaque. Il compte également retirer 35 millions d’euros de la vente de certains actifs immobiliers au cours des trois prochaines années.
Saluant les différentes initiatives prises, Kate Calvert, analyste chez Cantor Fitzgerald, juge néanmoins que le problème principal «est un environnement toujours délicat pour la consommation, particulièrement en France». L’action cotée à Londres a gagné 3,2% en terminant à 64,5 pence.
Plus d'articles du même thème
-
Le Premier ministre britannique joue la prudence pour son premier budget
Quelques mesures de soutien aux ménages et de légères hausses d’impôts permettront de dégager une petite souplesse budgétaire mais les grandes décisions, portant sur la protection sociale ou le financement de la défense, sont repoussées à plus tard. -
La Fed laisse ses taux inchangés malgré une inflation toujours élevée
La banque centrale américaine a décidé d'opter pour le statu quo en maintenant ses taux à 4%, à quelques semaines des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. -
Airbus maintient son plan de vol pour 2026 à l'issue du troisième trimestre
Si le chiffre d'affaires s'effrite, le bénéfice net bondit de 20% d'une année sur l'autre, à 1,34 milliard d'euros. Le rythme des livraisons sera décisif pour la fin de l'exercice.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Centre du jeuEn Israël, les partis arabes faiseurs de roi, vraiment ?
Les deux listes palestiniennes d'Israël ont connu une progression spectaculaire, mais il faudra d'intenses négociations pour parvenir à une alliance avec l'opposition de Gadi Eisenkot -
Dissonance cognitive« C'est difficile de passer le mur du son » : face à la dette, une présidentielle entre déni et rigueur
Alors que l'envolée des taux d'intérêt menace les finances hexagonales à six mois du scrutin, les candidats peinent à imposer le sujet, quand ils ne l'éludent pas -
AcrobateRoyaume-Uni : un budget pour répondre à la crise au Moyen-Orient
Dans un contexte économique tendu, le ministre des Finances John Healey a joué sur les réserves pour soutenir le pouvoir d'achat des Britanniques. Il a remis à plus tard les décisions qui leur demanderont des efforts