Danone se dit confiant pour 2012 mais reste encore prudent dans ses objectifs

Les marchés émergents ont représenté l’an passé plus de la moitié des ventes, qui ont affiché une croissance organique de 7,8%
Benoît Menou

Danone entend bien confirmer en 2012 la «dynamique de croissance» observée l’an passé, sous réserve d’un «contexte macroéconomique sans amélioration ni dégradation significative par rapport au second semestre de 2011». Un environnement marqué, comme l’a souligné le groupe à l’occasion de la publication de résultats annuels en hausse et conformes aux attentes, par des «tendances de consommation toujours difficiles en Europe de l’Ouest» et par un renchérissement voisin de 5% du coût des matières premières.

Face à ces défis, Danone va poursuive ses efforts de développement «dans les pays à fort potentiel», en particulier ceux dits «Micrub» (Mexique, Indonésie, Chine, Russie, Inde, Etats-Unis et Brésil) tout en gérant activement les coûts grâce aux gains de productivité et à une «politique tarifaire sélective lui permettant de maintenir sa compétitivité».

Dès lors, Danone vise en 2012 une croissance organique de 5 à 7% de son chiffre d’affaires (+7,8% en 2011 à 19,3 milliards d’euros), une marge opérationnelle courante stable à données comparables (+0,2 point l’an dernier à 14,7%) et un cash-flow libre (en hausse de 6,7%) à 2 milliards d’euros. Ces prévisions reflètent pourtant une «grande prudence» aux yeux d’Aurel et de CM-CIC. Le second évoque des perspectives qui «restent minimalistes», sous le coup notamment d’une estimation par Danone de l’impact des matières premières «encore élevé».

Aurel de son côté souligne qu’alors que le consensus table sur une progression de 0,2 point de la marge opérationnelle cette année, la retenue de Danone a de quoi «faire oublier (aux investisseurs) les bonnes performances de 2011».

Ces dernières autorisent certes Danone à afficher sa «confiance». Les marchés émergents restent «les moteurs de croissance» selon le directeur financier Pierre-André Terisse. Les ventes ont en particulier bondi de 20,1% en organique en Asie à 2,9 milliards. Contre une hausse de 2,4% en Europe à 10,8 milliards. Par pôles de produits, les eaux (+15,7% à 3,2 milliards) se sont distinguées, loin devant les produits laitiers frais (+4,6% à 11,2 milliards).

Sur ce dernier pôle, le directeur financier a érigé en priorité «le retour à la croissance d’Unimilk», coentreprise russe lancée fin 2010. Il s’est refusé à tout commentaire concernant le rachat de l’activité de nutrition infantile de Wyeth auprès de Pfizer.

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