Danone envisage de racheter les marques Perrier et Sanpellegrino à Nestlé
La réorganisation en vue chez Nestlé pourrait faire les affaires de Danone. Dans ce cadre, le groupe agroalimentaire français envisagerait en effet de racheter les marques Perrier et Sanpellegrino à son concurrent suisse, a rapporté mercredi soir le quotidien Le Figaro, en citant des sources proches du dossier.
«A ce stade, aucune négociation n’est en cours, dans la mesure où le groupe suisse n’a pas encore lancé le processus d’ouverture du capital de Nestlé Waters», sa division eaux, selon Le Figaro. Nestlé a annoncé récemment étudier ses options stratégiques pour ses activités d’eaux en bouteille. Le groupe, qui a récemment nommé Laurent Freixe à sa direction générale, avait aussi indiqué que ses activités dans le segment des eaux et des boissons haut de gamme deviendraient une entité commerciale mondiale distincte à compter du 1er janvier 2025.
Danone «se tient prêt dans le cadre d’une éventuelle vente à la découpe», selon Le Figaro. «Ce n’est pas la priorité, mais s’il y a une opportunité intéressante, bien sûr nous regarderons», a déclaré au quotidien «une source au siège parisien de Danone».
Pas de commentaire
«Le groupe ne commente pas les rumeurs et spéculations dont il fait souvent l’objet en tant qu’acteur majeur du marché», a indiqué Danone dans une déclaration transmise à l’agence Agefi-Dow Jones.
«En lien avec sa mission d’apporter la santé par l’alimentation, Danone explore continuellement les projets et les opportunités pour consolider ses positions et préparer l’avenir, en se concentrant en priorité sur les axes de développement identifiés dans le cadre du nouveau chapitre de sa stratégie Renew, présenté en juin 2024», a poursuivi le groupe.
Mercredi l’action Danone s’est s’adjugé 0,4% à 65 euros, au sein d’un CAC 40 en hausse de 0,4%.
Plus d'articles du même thème
-
CI GAM finalise l’acquisition des fonds canadiens d’Invesco
Le gestionnaire d’actifs canadien CI Global Asset Management a finalisé le rachat des fonds d’investissement canadiens de son homologue américain Invesco. L’opération, annoncée à la mi-janvier 2026, couvre 98 fonds mutuels et ETF précédemment distribués par Invesco Canada pour un montant de 27 milliards de dollars canadiens (16,7 milliards d’euros). -
UniCredit approche d’une prise de contrôle de Commerzbank
La banque italienne a réussi à convaincre de nombreux actionnaires d’apporter leurs titres à son offre ces derniers jours. Sa détention directe dépasse désormais le seuil des 30% et même 50% en tenant compte de l’ensemble des produits dérivés à sa disposition. -
La consolidation bancaire italienne pourrait de nouveau passer par MPS
Le rachat de Mediobanca n’est même pas encore digéré que MPS fait déjà l’objet de multiples spéculations. Toutes voient la plus vieille banque italienne qui a frôlé la faillite au milieu des années 2010 jouer un nouveau rôle majeur dans la consolidation du secteur dans le pays.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond en mai
- Chez Ardian, une succession au long cours qui n’ose pas dire son nom
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
- Atalian s’apprête à passer sous le contrôle de ses créanciers
- Avec BMW, Airbus et EDF, Mistral AI se déploie dans l’ingénierie industrielle
- Le Crédit Mutuel vante la banque à réseau pour concéder l'inévitable passage au digital
Contenu de nos partenaires
-
« Le coût cumulé d'El Niño pourrait atteindre 84 000 milliards de dollars »
Le retour du phénomène météorologique El Niño cette année est de plus en plus probable selon l’Organisation météorologique mondiale. Son impact sur l’économie mondiale suscite aussi de vives inquiétudes. -
Vrai du fauxCadmium : alerte dans nos assiettes
Présent dans les engrais importés en France, ce métal lourd classé cancérogène a beaucoup fait parler de lui ces derniers mois. Au risque de perdre pied dans cette vague d'informations -
Calme avant la tempêtePrésidentielle : les candidats face au mur budgétaire
La bombe budgétaire est sur le point d'exploser et les prétendants à l'Elysée évitent encore bien trop le sujet majeur qui va accaparer le début de mandat du futur président