Daimler et Michelin font plonger le secteur automobile
Les constructeurs et équipementiers automobiles européens perdent un peu plus de terrain vendredi, pénalisés par les avertissements émis successivement par Michelin et Daimler. Il s’agit de la seconde alerte sur résultats en quatre mois pour le groupe allemand, qui détient Mercedes-Benz.
Daimler évoque un coût accru des frais liés aux enquêtes des autorités sur les véhicules diesel et aux mesures adoptées dans plusieurs régions à l’encontre de ces motorisations. En outre, il évoque une diminution des ventes de véhicules utilitaires de Mercedes-Benz Vans en raison de retards de livraisons et le passage d’une provision suite à une décision de la Cour de justice de l’Union européenne, pour couvrir les mesures éventuelles à prendre sur certains véhicules qui utilisent encore le réfrigérant R134a.
En juillet dernier, Daimler avait subi une baisse de son bénéfice en raison du contentieux commercial entre la Chine et les Etats-Unis.
De son côté, Michelin a fait état d’une diminution des volumes de ventes en Europe et en Chine au troisième trimestre et anticipe un nouveau repli au quatrième. La demande de pneus première monte a chuté de 5% en Europe de l’Ouest au troisième trimestre, en raison de l’introduction des nouvelles normes de test d'émissions polluantes, souligne Michelin. Un repli similaire a été enregistré en Chine, où les incertitudes macroéconomiques conduisent les distributeurs à écouler leurs stocks.
Le marché craint désormais un ralentissement de l’ensemble du secteur, malmené ces derniers temps par les tensions commerciales internationales, une demande vacillante et des règles plus strictes en matière d'émissions polluantes. L’action Daimler a terminé en repli de 2,1% (après avoir perdu jusqu'à 7%). Ses rivaux allemands BMW et Volkswagen reculent de 0,7% et 2% respectivement. A Paris, Renault et PSA abandonnent 3,5% et 3%. Michelin a perdu 11,3%, suivi par ses concurrents Pirelli (-5%) et Continental (-4,6%).
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