Communiquer sur les risques doit devenir un élément majeur des AG
L’Institut du capitalisme responsable précise ses recommandations pour les AG 2017. En attendant l’impact de la directive droit des actionnaires.
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Bruno de Roulhac
Les entreprises doivent communiquer sur les principaux risques ayant un impact sur leur stratégie et performance.
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LVMH ouvre demain le bal des assemblées générales 2017 des sociétés françaises du CAC 40. Dans cette perspective,l’Institut du capitalisme responsable (ICR) a dévoilé hier les cinq recommandations du jury de son Grand Prix de l’AG.
Tout d’abord, communiquer sur l’appréhension des principaux risques et opportunités ayant un impact sur la stratégie et la performance de l’entreprise. «La communication sur les risques est un sujet compliqué en France, alors qu’il est abordé plus facilement aux Etats-Unis», précise Caroline de La Marnierre, directrice générale et fondatrice de l’ICR. Le jury sera attentif cette année aux dispositifs déployés pour sensibiliser l’ensemble des collaborateurs, notamment le management intermédiaire. Cette question des risques est de plus en plus prégnante, à l’instar de la récente loi sur le devoir de vigilance. En particulier, le risque climatique monte en puissance. L’AMF travaille dessus. Ce qui devrait entraîner de nouvelles obligations d’information. De plus, «le projet de réforme de la responsabilité civile prévoit de définir la faute de la personne morale aussi comme celle résultant d’un défaut d’organisation ou de fonctionnement», rappelle Alain Pietrancosta, professeur de droit à Paris I. Un enjeu majeur pour les entreprises.
Du côté du «say on pay», la politique de rémunération des dirigeants doit être mise en perspective avec la performance financière et extra-financière de l’entreprise, et avec la politique interne de rémunération. Un pas de plus vers le ratio d’équité. Si la loi Sapin 2 a introduit un vote contraignant, la directive européenne droit des actionnaires, qui devra être transposée d’ici l’été 2019, va beaucoup plus loin en termes d’informations. Elle demande une politique de rémunération tous les quatre ans, et un rapport de rémunération ex-post chaque année, tous deux très détaillés. Ce dernier rapport doit notamment préciser l’historique sur cinq ans de la rémunération des dirigeants, sa relation avec l'évolution de la performance de l’entreprise et avec la rémunération moyenne des salariés. Aujourd’hui, aucune société ne donne ce niveau de détails, constate Caroline de La Marnierre.
L’ICR souhaite aussi que les entreprises qualifient l’impact de la transition énergétique sur leurs activités, et présentent de manière détaillée le dialogue avec leurs parties prenantes.
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