Colony et Groupe Arnault mettent fin à leur structure commune dans Carrefour
Unis depuis 2007 au sein de Blue Capital, le véhicule qui leur a permis d’acquérir 9,1% du capital de Carrefour en 2007 pour 3,2 milliards d’euros (dont 2,4 milliards à crédit auprès de Natixis et de RBS), Groupe Arnault et Colony Capital ont choisi de reprendre un peu de liberté. Ils ont fait part vendredi de la scission de Blue Capital, détenteur selon le dernier avis transmis à l’AMF en juin de 8,1% du capital et 14,4% des droits de vote.
«Colony Capital et Groupe Arnault ont décidé de simplifier la structure de détention de leur participation conjointe dans Carrefour, tout en maintenant leur action de concert à l'égard de cette société», indique un communiqué. Avec les titres détenus de part et d’autre, le concert contrôlait en juin 14,4% du capital et 19,9% des droits de vote. Le communiqué ne précise pas quelles seront les participations directes de Colony Capital et Groupe Arnault à l’issue de la scission.
«Cette opération, dont la réalisation est prévue d’ici à la fin de l’année, sera sans incidence sur le droit de vote double dont bénéficient actuellement les actions Carrefour détenues par Blue Capital», souligne toutefois le texte. Les deux partenaires mettent donc en avant une volonté de simplification, un mouvement qui peut également être perçu comme préparatoire à une sortie prochaine de l’un des deux actionnaires. Ils ont toutefois réaffirmé leur engagement auprès de Carrefour et le soutien qu’ils apportent à la stratégie du distributeur.
Avec Blue Capital, Groupe Arnault et Colony Capital ont connu un parcours mouvementé. Alors que les 9,1% du capital ont été payés 50,94 euros par action en 2007, l’action Carrefour cotait vendredi soir 23,72 euros, valorisant les quelque 58 millions de titres détenus par le véhicule autour de 1,37 milliard d’euros. Depuis le début de l’année, le titre du distributeur français a grimpé de 22,6% environ.
L’arrivée aux commandes du groupe de Georges Plassat a insufflé un regain de confiance. Le distributeur a prévu de profiter de ses récentes cessions pour accroître ses investissements cette année, avec une enveloppe de 2,2 à 2,3 milliards d’euros. Les derniers résultats trimestriels sont également venus souligner une amélioration de la situation des hypermarchés en France dans un contexte économique difficile.
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