Christel Heydemann (Orange) : «L’Europe doit encore travailler pour avoir la taille critique dans les télécoms»
Christel Heydemann, la directrice générale d’Orange, était l’invitée d’honneur du Dîner de la gestion organisé le 24 septembre à Paris par L’Agefi avec BNP Paribas. Pour la patronne du deuxième opérateur télécom européen, l’enjeu numéro un du secteur en Europe est de savoir «comment bénéficier beaucoup plus de la taille critique». Tout en rappelant que le groupe aux 340 millions de clients dans le monde «doit négocier avec des géants comme Apple, Netflix, Microsoft, Google...»
«C’est pour cela que l’on mène des opérations de consolidation nationales», souligne la dirigeante, en poste depuis 2022. Le rachat annoncé de SFR en consortium avec Iliad et Bouygues apporterait à Orange 5 millions de clients, un apport bienvenu dans cette industrie de coûts fixes où la hausse du trafic oblige les opérateurs à investir en permanence. Si Christel Heydemann note une prise de conscience à Bruxelles sur les sujets de compétitivité et de souveraineté, «on part de très, très loin», nuance-t-elle.
Impact de l’intelligence artificielle, modèle économique de la propriété des infrastructures de télécoms, projets de développement dans la cybersécurité et dans les télécommunications par satellites à basse orbite: autant de thèmes que la dirigeante d’Orange évoque pour les invités et lecteurs de L’Agefi. Tout comme l’effet de la hausse rapide des taux d’intérêt, la correction de l’action ces dernières semaines et le risque politique français pour un groupe dont l’Etat détient encore environ 20% du capital.
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