Christel Heydemann met Orange en ordre de bataille
Nouvelle salve de nominations pour l’opérateur télécoms historique. Cinq mois après sa prise de fonction, la directrice générale Christel Heydemann a officialisé plusieurs changements au sein de la direction générale.
Premier changement majeur, Stéphane Vallois, actuellement directeur général délégué d’Orange Bank, succèdera à Paul de Leusse en tant que directeur général de la banque à compter du 1er octobre 2022. Paul de Leusse quittera le groupe. En choisissant le numéro deux d’Orange Bank, Christel Heydemann opte donc pour le changement dans la continuité. Orange Bank revendique près de 2 millions de clients en Europe, et 800.000 clients pour Orange Bank Africa, lancé en Côte d’Ivoire en 2020. Mais Orange Bank souffre encore de pertes importantes, avec une perte nette consolidée de 166,2 millions d’euros pour l’année 2021, certes réduite de 13,5%.
Nouveau DRH
Orange se dote par ailleurs d’un nouveau directeur des ressources humaines, Vincent Lecerf, qui rejoindra l’entreprise dès le 17 octobre prochain et prendra ses fonctions à partir du 1er décembre 2022. Il intègrera en outre le comité exécutif. DRH depuis 2017 du spécialiste de la production et de la transformation des minéraux industriels Imerys, Vincent Lecerf succédera à Gervais Pellissier, qui continuera à conseiller la direction générale. En outre, ce dernier continuera de superviser Orange Espagne, considéré comme stratégique par le groupe.
Une autre historique du groupe, Béatrice Mandine, quittera ses fonctions à la fin du mois de septembre après 15 années passées au sein de la direction de la communication, de la marque et de l’engagement d’Orange. Elle sera remplacée «dans les prochaines semaines», indique l’opérateur télécoms, qui lui cherche encore un successeur
La division d’Orange en charge des marchés de gros et des réseaux internationaux (Wholesale & International Networks) change aussi de dirigeant. Jérôme Barré, directeur général, part à la retraite le 15 septembre 2022. Une période d’intérim sera assurée par Michaël Trabbia, Chief Technology and Innovation Officer d’Orange, qui conserve également ses fonctions actuelles, précise le groupe.
Commentant ces nominations, Christel Heydemann, directrice générale d’Orange, citée dans le communiqué, a indiqué : «Ces nouvelles évolutions au sein de l’équipe dirigeante viennent renforcer la dynamique entamée il y a plusieurs mois afin d’assurer notre transformation et notre croissance.»
Une amorce de garde rapprochée
Une chose est sûre, cette deuxième vague de nominations au sein de la direction d’Orange depuis l’arrivée de Christel Heydemann n’est pas perçue, du moins pour l’heure, comme un bouleversement. «Il y a une relative continuité dans ces nominations, notamment au sein des principales entités d’Orange que sont Orange France - où elle garde sa directrice générale, Fabienne Dulac - ou WIN. Seule l’activité Orange Business Services évolue. Elle y a fait le choix de la jeunesse», commente Sylvain Chevallier, analyste chez Bearing Point. En mai dernier, elle y avait nommé Aliette Mousnier-Lompré, âgée de 39 ans.
Les marchés ont d’ailleurs modérément réagi à ces annonces. L’action Orange a clôturé en hausse de 1%, à 10,20 euros l’action, après avoir grimpé de 1,5%. Les investisseurs «attendent le nouveau plan stratégique, annoncé pour début 2023», ajoute Sylvain Chevallier. De fait, d’autres changements clés sont attendus lors de la présentation du nouveau plan stratégique du groupe pour les cinq années à venir, que la dirigeante avait annoncé pour début 2023 lors de l’assemblée générale du groupe, en avril dernier.
Plus d'articles du même thème
-
Nippon Paint convoite les peintures décoratives d’Akzo Nobel
Le groupe japonais a proposé 7,5 milliards d’euros pour acquérir cette activité auprès du chimiste néerlandais. Mais celui-ci privilégie sa fusion avec l’américain Axalta. -
Les banques allemandes veulent récupérer les garanties perdues à cause des sanctions russes
Deutsche Bank, HVB et Commerzbank ont intenté un procès à l’entreprise Linde. Elles lui avaient accordé des garanties pour un projet gazier qui a été annulé à cause des sanctions internationales contre la Russie. Le résultat du procès pourrait influer sur la manière dont les banques envisagent leurs garanties dans des pays politiquement exposés. -
Mastercard sécurise son futur sur la blockchain
L'entreprise souhaite proposer à ses clients à la fois des cartes pour payer en cryptomonnaie, des stablecoins pour les paiements transfrontaliers et des dépôts tokenisés pour les banques.
ETF à la Une
Amundi lance un ETF sur les actions monde
- BNP Paribas et Caceis veulent sortir du métier des services aux émetteurs
- Les ambitions d’Air France-KLM sont freinées par des vents contraires
- Apple injecte 30 milliards de dollars dans des puces Broadcom conçues aux Etats-Unis
- Michala Marcussen (Société Générale) : «L’Europe pourrait s’inspirer de certaines pratiques chinoises»
- Le gouvernement annonce de nouvelles économies et évoque un dérapage du déficit public
Contenu de nos partenaires
-
Les Etats-Unis frappent l’Iran pour la troisième nuit d’affilée
Alors que le blocus naval des ports iraniens par les Etats-Unis doit être rétabli mardi, ces derniers ont mené une troisième nuit d’affilée de frappes sur l’Iran. Téhéran a répliqué en frappant le Bahreïn et des tankers émiratis -
Choix publicsLa France est-elle une nostalgie ?
L’imaginaire national français ne saurait être qu’une nostalgie, un regard envieux et attristé vers un passé idéalisé, révélateur d’une fuite devant l’avenir -
L'air du largeUne Europe radicalement différente en 2027 ?
Un basculement populiste du Royaume-Uni, de l'Allemagne et de la France donnerait naissance à une Europe inédite, en rupture totale avec celle des Pères fondateurs