Christel Heydemann esquisse ses priorités à la tête d’Orange
C'était son premier grand rendez-vous, son baptême du feu en public, devant les actionnaires lors de l’assemblée générale annuelle de l’opérateur historique. Un mois et demi après sa prise de fonctions, le 4 avril, en tant que directrice générale d’Orange, Christel Heydemann a présenté ce jeudi ses principaux chantiers. Avec détermination, pour la dirigeante de 47 ans, qui est la deuxième femme à ce niveau de responsabilité de tout le CAC 40, avec Catherine MacGregor chez Engie.
Auparavant, Stéphane Richard, qui termine son mandat de PDG ce soir, et qui pourrait rejoindre bientôt la banque américaine Perella Weinberg, a dressé longuement le bilan de ses 11 ans à la tête d’Orange.
Christel Heydemann, pour sa part, qui se dit «honorée, motivée, déterminée», prend aussi ses fonctions «dans un esprit de responsabilité face à l’instabilité actuelle» en raison de la guerre en Ukraine et du changement climatique. Sa priorité sera «d’accélérer la mise en oeuvre des chanters initiés». Notamment en prenant acte de la bascule de la société vers le tout-numérique, alors que «la pandémie a fait exploser ces usages». Orange «a su absorber les pics de trafics, avec des pics de +30% sur nos réseaux en Europe», a-t-elle précisé.
Parmi les chantiers à poursuivre figure le renforcement d’Orange en Afrique, «où, avec 135 millions de clients, nous sommes le troisième opérateur sur le continent». A ce titre, le groupe «regardera toutes les possibiltés de croissance externe», a-t-elle souligné. Autres chantiers, continuer la bascule du réseau cuivre vers le réseau numérique, ainsi que l’expansion d’Orange en Europe: après avoir acquis Voo en Belgique et TKR en Roumanie, Orange compte boucler son entrée dans l’opérateur MasMovil en Espagne d’ici fin 2023: cela prendrait la forme d’une joint-venture à 50-50.
En outre, le groupe va continuer le développement des TowerCo d’Orange, ces opérateurs d’infrastructures mobiles passives, Totem et d’Orange Concessions.
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