CGG n’a pas réussi à mobiliser suffisamment d’actionnaires pour faire voter son plan de restructuration financière. L’assemblée générale extraordinaire qui avait été convoquée mardi en fin de matinée n’a pas pu se tenir faute de quorum, malgré le soutien de Bpifrance (9,4% du capital et 10,8% des droits de vote), de DNCA (7,9% du capital et 7,7% des droits de vote) et de l’IFPEN (0,49% du capital). Les actionnaires présents ou représentés devaient rassembler au moins 25% des actions. Le plan soumis au vote des actionnaires se traduira de fait par la prise de contrôle du groupe parapétrolier par ses créanciers en raison de la conversion de la dette en capital, qui aura pour effet une dilution massive des actionnaires actuels.
Une deuxième convocation de l’AGE a été fixée au 13 novembre. La limite du quorum sera abaissée à 20%. La bonne tenue de l’AG sera alors impérative. Selon le calendrier indicatif, le plan de sauvegarde de CGG doit être validé par le Tribunal de commerce de Paris le 13 novembre. Son jugement devra ensuite être reconnu aux États-Unis dans le cadre d’une procédure dite de « Chapter 15 », ce qui devrait intervenir, selon le calendrier indicatif, le 20 novembre.
La cotation du titre est suspendue depuis l’ouverture de la Bourse de Paris ce matin. Elle reprendra demain matin.
Le distributeur affiche sa préférence pour le plan de restructuration présenté par son premier actionnaire. Il souhaite toutefois l’améliorer légèrement pour les créanciers et a besoin du soutien des banques.
Alors que les positions entre les créanciers et le premier actionnaire, Daniel Kretinsky, sont aux antipodes, le conseil d’administration du distributeur doit présenter un plan en espérant que les banques reverront leurs exigences.
La Banque des règlements internationaux a exposé ses propositions pour les dettes subordonnées Additional Tier 1 (AT1). L’institution donne l’impression de vouloir imposer aux banques européennes de nouvelles règles complexes, pas toujours adaptées.
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