Casino mise sur une croissance annuelle des ventes de plus de 10 % jusqu’en 2013

Le distributeur garde le cap à l’international. Il devrait représenter 45 % du chiffre d’affaires cette année, 20 points de plus qu’en 2005
Benoît Menou
Photo: PHB/Agefi
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Consommateur morose, coûteuse guerre des prix, le marché français n’est actuellement pas le pays de Cocagne des distributeurs comme Casino. Le propriétaire des enseignes Franprix ou Géant s’est donc trouvé de nouveaux eldorados, où il entend bien confirmer cette année son développement prometteur. En l’occurrence, Casino concentre son attention sur quatre pays, à savoir le Brésil, la Colombie, le Vietnam et la Thaïlande. L’Hexagone devrait représenter 55% des ventes cette année selon le groupe, 20 points de moins qu’en 2005.

Avec cette stratégie, Casino se fixe un objectif clair : une hausse des ventes supérieure à 10% sur chacun des trois prochains exercices, après celle de 8,7% affichée en 2010 (29,1 milliards d’euros), grâce à un «renforcement de la part de marché en France» (en premier lieu sur les magasins de proximité et le hard discount) et au «maintien d’une croissance élevée et rentable à l’international». Un objectif supérieur aux prévisions actuelles d’Oddo, sur fond d’intégration de Casa Bahia au Brésil et des activités de Carrefour en Thaïlande, acquises fin 2010 pour 868 millions d’euros.

Les résultats 2010 ont mis en avant la dichotomie entre France et international. La hausse de 7,5% du résultat opérationnel courant du groupe (à 1,3 milliard d’euros, soit 4,5% des ventes, une marge stable grâce au reclassement fiscal d’une part de la taxe professionnelle dont l’effet exceptionnel est de 20 points de base) masquait en effet une baisse de 4,1% en France (769 millions, 59% du total), une évolution «décevante» aux yeux de Crédit Agricole CIB, et un gain de 30,2% à l’étranger. La marge opérationnelle internationale est ainsi pour la première fois supérieure à celle enregistrée en France. En Asie, elle gagne 56 points de base à 6,0%.

Le groupe entend bien poursuivre sa «politique volontariste de rotation des actifs», après avoir dépassé de 400 millions d’euros son objectif de cessions cumulées sur 2009 et 2010. L’objectif 2011 reste fixé à 700 millions. Cette stratégie a soutenu la baisse l’an passé de 227 millions d’euros à 3,845 milliards de la dette nette. Cette dernière représentait alors 1,97 fois l’Ebitda, contre 2,2 fois fin 2009, niveau similaire à l’objectif affiché par le distributeur. Casino a précisé ne pas avoir de projet immédiat de cotation de sa filiale de commerce non alimentaire en ligne cdiscount.

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