Casino et Carrefour intéressés par Dia France pour renforcer leur format de proximité

Les deux distributeurs ont jusqu'à la fin de la semaine prochaine pour déposer une offre ferme. La valorisation des magasins avoisine 500 millions d’euros
Olivier Pinaud
Photo : Bloomberg
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Ce sera l’un des tout premiers dossiers de Carole Delga, nommée hier au secrétariat d’Etat au Commerce, en remplacement de Valérie Fourneyron, démissionnaire pour des raisons personnelles. La vente des magasins français du groupe de hard discount Dia s’accélère. «Deux offres vont être déposées», a confirmé hier le cabinet de la secrétaire d’Etat, en pointe sur ce dossier sensible. Dia compte 865 magasins en France, dont 230 franchisés, et 7.500 salariés.

Le nom des deux repreneurs potentiels n’a pas été dévoilé par le gouvernement mais le magazine LSA avait indiqué début mai que Casino et Carrefour étaient les plus intéressés. Les deux groupes n’ont pas fait de commentaire. Ils ont jusqu’à la fin de la semaine prochaine pour déposer leur offre ferme auprès de BNP Paribas, la banque conseil de Dia.

Hier, le secrétariat d’Etat au Commerce a indiqué vouloir travailler dans un premier temps sur une offre de reprise globale de Dia France. Mais une vente à la «découpe» paraît probable. «Dia France conviendrait probablement mieux à Casino, surtout en région parisienne. Il pourrait offrir des synergies et renforcer les positions de Casino», estiment les analystes de Citi. Dia exploite 200 magasins en Ile-de-France dont 90 rien qu’à Paris. Ces boutiques viendraient compléter le réseau de proximité de Casino avec ses enseignes Franprix et Leaderprice.

De son côté, Carrefour, qui avait scindé Dia en Bourse à l'été 2011 sous la pression de ses investisseurs, pourrait en profiter pour renforcer ses formats City, Contact et Market. La région Sud (300 magasins), rentable, susciterait également l’intérêt des repreneurs. En revanche, la situation des supermarchés de l’Ouest et du Nord pourrait inciter les repreneurs potentiels à ne pas les inclure dans leurs offres.

La valeur comptable de Dia France s’élève à un milliard d’euros mais le groupe espagnol essuiera une moins-value. Les actifs immobiliers de la division sont estimés par Dia à 200 millions d’euros, auxquels s’ajoutent environ 200 millions pour les fonds de commerce et 100 millions de déficit fiscal, soit un total de l’ordre de 500 millions d’euros, hors charges de restructuration à venir.

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