Carrefour fait une croix sur un rapprochement avec Auchan
Parmi les principaux obstacles figurait la difficulté à valoriser les actifs du groupe familial nordiste.
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La rédaction
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Le projet, évoqué ces derniers jours dans la presse, a donc échoué. Alexandre Bompard, le président-directeur général de Carrefour, renonce à un éventuel projet de rapprochement avec son concurrent Auchan face à la complexité de l’opération après des mois de négociations, rapportait samedi Le Figaro dans son édition en ligne.
Selon un article du Monde publié début octobre, Carrefour étudiait plusieurs scénarios de consolidation et avait eu des discussions avec la famille Mulliez, propriétaire d’Auchan, en vue d’un rapprochement entre les deux groupes français de distribution. Mais les nombreux obstacles à tel projet auraient eu raison de la volonté d’Alexandre Bompard de conclure un quelconque rapprochement, d’après le Figaro, qui évoque notamment les incertitudes sur le feu vert de l’autorité de la concurrence, et la complexité de la mise en œuvre d’un rapprochement «afin de dégager des synergies commerciales et industrielles».
Selon le quotidien, le comité stratégique de Carrefour, réuni jeudi soir, a avalisé la proposition du PDG, qui a ensuite été transmise au conseil d’administration du groupe et aux représentants de l’Association Familiale Mulliez (AFM), premier actionnaire d’Auchan et des enseignes non alimentaires.
Déjà les dirigeants de la maison-mère d’Auchan avaient fait connaître leurs rétiences, il y a quelques jours. Dimanche 4 octobre, Barthélémy Guislain, le président de l’Association familiale Mulliez (AFM), propriétaire d’Auchan, avait affirmé ne pas vouloir « vendre » Auchan, dans le quotidien régional la Voix du Nord, en réaction à l’article du Monde. «Nous pouvons discuter d’alliances ou de partenariats, nous l’avons toujours fait, mais une chose est certaine : nous ne vendrons jamais Auchan !», assurait-il dans le quotidien.
Néanmoins, dans son offre élaborée avec la banque Lazard, le groupe aurait proposé à Carrefour une offre publique d'échange au prix de 21,50 euros l’action, dont plus de 70% en numéraire et un peu moins de 30% en actions Auchan, valorisant Carrefour à 16,5 milliards d’euros. Selon Auchan, ce projet aurait permis de dégager 2 milliards d’euros de synergies et de créer 5 milliards de valeur industrielle par la mise en commun des actifs.
Carrefour, pour sa part, avait indiqué en juin qu’il avait entamé une réflexion sur une possible consolidation.
Déjà en janvier dernier, Carrefour avait dû interrompre des discussions entamées avec le groupe canadien Alimentation Couche-Tard en vue d’un rapprochement, en raison notamment des réticences du ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.
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