Canal+ va investir 300 millions de dollars dans le Netflix hongkongais
Le groupe audiovisuel Canal+, filiale de Vivendi, a annoncé mercredi avoir noué un partenariat stratégique avec la société de technologie, de médias et de télécommunications hongkongaise PCCW Limited afin d’accélérer le développement de Viu, une plateforme de streaming vidéo d’envergure en Asie.
Le partenariat prévoit un investissement échelonné de 300 millions de dollars (environ 274,7 millions d’euros) de Canal+ dans Viu, afin d’en devenir un actionnaire minoritaire important. Dans un premier temps, la filiale de Vivendi va acquérir 26,1% du capital de la plateforme de streaming vidéo, contre 200 millions de dollars. A l’issue de son investissement de 300 millions de dollars, Canal+ disposera d’une option pour augmenter sa participation dans Viu, à hauteur de 51% des parts.
12 millions d’abonnés
«Avec son investissement dans Viu, Canal+ franchit une étape majeure afin de faire de ses activités en Asie son prochain moteur de croissance», a indiqué le groupe français dans un communiqué. Cet investissement «est motivé par la position de leader qu’occupe Viu sur les marchés du streaming vidéo en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique du Sud, ainsi que par le fort potentiel de croissance de Viu sur ces géographies», a complété Canal+.
A fin 2022, Viu revendiquait plus de 66 millions d’utilisateurs actifs mensuels et 12 millions d’abonnés payants à son service de streaming. Selon une étude de la Motion Picture Association réalisée sur les cinq marchés d’Indonésie, de Malaisie, des Philippines, de Singapour et de Thaïlande, Viu occupe, en Asie du Sud-Est, la première place en matière d’utilisateurs devant les opérateurs globaux et régionaux, à l’exception de YouTube et de Tiktok.
L’an passé, Viu a réalisé un chiffre d’affaires supérieur à 250 millions de dollars, en croissance de 36% par rapport à 2021. Ses services comprennent des offres de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) ou financés par la publicité (AVOD).
A lire aussi : Netflix bascule dans l’après-Reed Hastings
Plus d'articles du même thème
-
ID Logistics pourrait être la prochaine cible dans un secteur logistique en pleine effervescence
Avec sa taille critique, l'entreprise provençale est susceptible d'entrer dans le radar des prédateurs d'un secteur européen de la logistique désormais en quête de gigantisme. -
La vague de privatisations des banques nationalisées pendant la crise touche à sa fin
Alors que l’Etat néerlandais approche de la fin du processus de vente de ses parts dans ABN Amro, le nombre de banques encore détenues par des Etats à la suite d'une nationalisation est désormais réduit à peau de chagrin. -
Les feux passent au vert pour la reprise de MPS par Intesa Sanpaolo
La banque italienne cumule les soutiens de poids pour son OPA sur Monte dei Paschi dont elle a récemment relevé le prix. En réaction, Generali pourrait réfléchir à racheter sa filiale bancaire.
ETF à la Une
T. Rowe Price entre sur le marché européen des ETF actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- Schneider Electric rachète l'américain PTC pour 20 milliards d'euros
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- La France ne peut pas encore miser sur une intervention de la BCE
- Schneider Electric indispose les investisseurs en ciblant l’américain PTC
Contenu de nos partenaires
-
Net et sans bavurePrimaire sociale-démocrate : Raphaël Glucksmann plébiscité mais après ?
Avec 66 % des votants, le leader de Place publique a surclassé Olivier Faure dès le premier tour. Mais à peine son investiture acquise, certains dans son camp se chargeront de dynamiter cette rampe de lancement -
EditorialAccord Trump-Poutine : LFI et le RN face à leurs ambiguïtés sur l’Ukraine
Sans le faire exprès, l'Américain s’est peut-être invité dans la campagne présidentielle car cet accord peut agir comme un piège pour quiconque cultiverait une quelconque ambivalence sur la Russie -
Crise de croissanceLe régime des micro-entrepreneurs, ce très onéreux dispositif
Les inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF) dressent un portrait sévère de ce régime fiscal simplifié