Canal+ chute de 20% pour ses débuts à la Bourse de Londres
Les débuts de cotation au London Stock Exchange sont laborieux pour Canal+. Introduit en Bourse à Londres, le groupe de télévision, qui fête ses 40 ans cette année, perdait 20% lundi après-midi, à 232 pence, contre un prix de référence fixé à 290 pence.
«Le succès de cette introduction en Bourse, nous le mesurerons d’ici deux à trois ans», avait, certes, temporisé Maxime Saada, président du directoire de Canal+, dans un entretien au Figaro dimanche.
Cette cotation s’inscrit dans le cadre de la scission de Vivendi en quatre entités qui a été plébiscitée par plus de 97% des actionnaires du groupe lors d’une assemblée générale extraordinaire le 9 décembre.
Les autres sociétés scindées s’en sortaient mieux pour leurs premiers pas en Bourse ce lundi.
Le titre du groupe publicitaire Havas, introduit à la Bourse d’Amsterdam, grimpait de 2,3%, à 1,83 euro, contre une cotation de départ fixée à 1,79 euro. De son côté, l’action Louis Hachette Group, cotée sur Euronext Growth, évoluait en hausse de près de 25% à 1,4 euro, pour un prix de départ fixé à 1,12 euro. Le groupe détient notamment Hachette Livre, Relay et des médias tels qu’Europe 1 et Le JDD. L’ex-maison mère, Vivendi, bondissait pour sa part de plus de 30%.
A lire aussi : Euronext décidera mardi du maintien ou non de Vivendi au sein du CAC 40
Siège social conservé en France
La cotation outre-manche de Canal+ constitue une forme de désaveu pour la Bourse de Paris, et un léger réconfort pour la Bourse de Londres, où elle constitue la plus grosse opération en termes de valorisation depuis 2022.
La place financière de Londres a souffert récemment d’une série de départs, notamment celle du groupe de livraison de repas Just Eat Takeaway.
Bien que cotée à Londres, Canal+ conserve son siège social en France. Le diffuseur ne pourra donc pas faire partie des indices boursiers britanniques, le FTSE 100 et le FTSE 250, ce qui risque d’automatiquement diminuer l’appétit des investisseurs pour le titre.
La loi française empêche par ailleurs la chaîne de télévision de voir plus de 20% de son capital ou de ses droits de vote aux mains d’un investisseur non issu de l’Union européenne.
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