Bristol-Myers achète Celgene pour 74 milliards de dollars
Le laboratoire pharmaceutique américain Bristol-Myers Squibb a annoncé jeudi avoir conclu un accord pour le rachat de la société de biotechnologie Celgene, basée dans le New Jersey, au travers d’une offre en numéraire et en actions qui valorise les fonds propres de la cible 74 milliards de dollars.
Les actionnaires de Celgene recevront une action Bristol-Myers et 50 dollars de numéraire en échange d’une action Celgene. Ils obtiendront également, pour chaque action détenue, un certificat de valeur conditionnelle. Ces titres, une forme de complément de prix, donneront droit à des paiements futurs lorsque certaines grandes étapes réglementaires seront franchies par la nouvelle entité.
Sur la base du cours de clôture de Bristol-Myers du 2 janvier, la transaction, sans inclure les CVR, valorise Celgene à hauteur de 102,43 dollars par action, soit une prime de 54% par rapport au cours de clôture de Celgene du 2 janvier.
Les actionnaires de Bristol-Myers détiendront 69% de l’entité combinée, une fois la transaction finalisée, ce qui est prévu pour le troisième trimestre 2019. Le laboratoire pharmaceutique s’attend à réaliser des synergies de coûts d’environ 2,5 milliards de dollars d’ici à 2020. L’entité combinée possédera par ailleurs neuf produits en portefeuille, représentant un chiffre d’affaires annuel de 1 milliard de dollars, ainsi que six produits à lancer à court terme.
Plus d'articles du même thème
-
Repli stratégiqueLa toute relative opération transparence sur le poids des retraites dans les ministères
Bercy publie un graphique qui montre le poids des cotisations retraite servant à payer les pensions des anciens agents dans les différents ministères. Mais le grand bouleversement dans la présentation des comptes de l'Etat pour tenir compte de cette réalité attendra. -
Le superviseur bancaire français plaide pour une simplification accélérée des règles
La présentation du point annuel sur l’état du marché bancaire et assurantiel a été l’occasion pour l’ACPR de redonner la position du superviseur français sur les travaux de simplification et de compétitivité bancaire en cours au niveau de la Commission européenne et l’importance de pousser beaucoup plus loin l’union bancaire. -
Le Crédit Agricole paie pour se développer en Allemagne
La banque française a confirmé l'acquisition de la banque IKB, spécialiste des ETI allemandes, auprès du fonds Lone Star.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
Partenaires particuliers« Pas un proxy, mais un partenaire stratégique » : l'alliance entre les Houthis et l'Iran qui fait trembler l'Arabie saoudite
Né dans les montagnes du nord du Yémen dans les années 1990, le mouvement yéménite s'est progressivement rapproché de Téhéran, dont il constitue désormais un puissant allié -
Roi nuPrésidentielle : autopsie d'une paralysie française
A 200 jours du second tour, l'accumulation des crises, l'impasse politique et le lent étranglement financier doivent rendre modeste le futur Président sur ses capacités à appliquer son programme -
Budget : le PS tourne le dos, le RN joue les bons élèves
Le pemier a déposé pour la première fois une motion de rejet, à laquelle le second a choisi de s’opposer. Ce qui l'expose à un équilibre délicat : rassurer les marchés financiers sans donner l’impression de faire cause commune avec la macronie