Bouygues Construction change de dimension en Grande-Bretagne
Bouygues Construction va franchir un cap en Grande-Bretagne. La filiale du groupe de BTP et de communication a signé la veille de Noël l’acquisition de la société britannique Leadbitter auprès du néerlandais Heijmans qui cherche à se désendetter. Dans un premier temps, le groupe français rachète 51% du capital de Leadbitter, le solde étant repris par le management de la société britannique. Le montant de l’opération, communiqué par Heijmans, s’élève à 45 millions d’euros pour 100 % du capital.
Dans un second temps, Bouygues Construction pourra monter progressivement au capital. Le groupe bénéficie d’une option qui lui permettra d’acquérir auprès du management du britannique son bloc de 49% dans un délai de quatre ans. Les conditions financières de cette option ne sont pas communiquées.
Cette opération, qui doit encore obtenir l’aval des autorités de la concurrence européennes, va permettre à Bouygues Construction d’augmenter de 60% ses activités en Grande-Bretagne. Selon ses dernières prévisions, le groupe devrait y réaliser cette année plus de 600 millions d’euros de chiffre d’affaires, contre 623 millions d’euros en 2009. En ajoutant les 400 millions de Leadbitter, Bouygues Construction passera ainsi le cap du milliard d’euros. A elle seule, la Grande-Bretagne devrait représenter un peu moins de 10% du chiffre d’affaires annuel de Bouygues Construction.
Située à Oxford, Leadbitter est plus particulièrement spécialisée dans la construction de bâtiments, notamment de logements sociaux, un secteur encore très actif selon Bouygues Construction, dans une région, le sud de l’Angleterre, plus dynamique que le reste du pays. L’intégration de Leadbitter doit également permettre de générer des synergies avec les autres filiales du groupe dans la région, ETDE ou Warings, une société britannique qui avait été acquise par le français en 2007.
Bouygues Construction est actuellement dans une forme meilleure qu’attendu en début d’année. Lors de la publication, début décembre, des résultats du troisième trimestre de Bouygues, la marge opérationnelle courante de la filiale avait agréablement surpris. Malgré la baisse de 5% du chiffre d’affaires au cours des neuf premiers mois de l’année, elle ne s’était effritée que de 0,2 point à 3,5%. Une évolution que le groupe pense pouvoir maintenir en 2011.
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