BMW profite à plein de la demande de voitures en Chine
Tiré par le volume des ventes, le chiffre d’affaires de BMW, numéro un mondial des voitures haut de gamme, a augmenté de 1,8% au deuxième trimestre pour atteindre 19,9 milliards d’euros. Parallèlement, le résultat d’exploitation (Ebit) a cru de 26% pour s’établir à 2,6 milliards, soit 16% au-dessus du consensus des analystes selon Bank of America Merrill Lynch. Avec une marge d’exploitation atteignant 11,7%, pour l’activité automobile –contre 9,9 % anticipés par les analystes–, BMW dépasse largement ses concurrents. Audi a annoncé un ratio de 9,9% et Daimler de 7,9%. Le résultat net du groupe bavarois a également augmenté significativement pour s’élever à 1,7 milliard d’euros, contre 1,39 milliard au deuxième semestre 2013, soit une croissance de 27,2%.
Les bons résultats de BMW s’expliquent notamment par le succès commercial des séries 3, 5 et 6, du X5, ainsi que par une forte croissance sur le marché asiatique. Depuis le début de l’année, BMW a vendu un total de 322.943 véhicules en Asie soit 18,3% de plus que durant le premier semestre 2013. La Chine comptabilise à elle seule 70% des ventes dans la région et a connu une croissance de plus de 23%. Les ventes ont également augmenté de 2,2% en Europe et de 3,5% en Amérique du Nord et du Sud confondues (5,1 % aux Etats-Unis).
Suite à ces résultats, le groupe allemand a réaffirmé ses objectifs de vente et ses prévisions de revenus pour l’année 2014. «Nous sommes en bonne voie pour atteindre nos objectifs pour l’année complète», a confirmé Norbert Reithofer, président du conseil d’administration de BMW. Il vise une hausse de 10% de son bénéfice avant impôts en 2014. Le constructeur a l’intention de livrer deux millions de véhicules cette année –ce qui lui permettrait d’atteindre ses objectifs de vente annuels avec deux ans d’avance.
La récente réglementation européenne sur les émissions de CO2 devrait cependant peser sur les résultats du deuxième semestre du constructeur. BMW prévoit notamment des investissements importants pour développer de nouvelles technologies ainsi que pour élaborer une offre de voitures plus petites. «Chez BMW, il ne s’agit pas de réduire les coûts, il s’agit de maîtriser l’augmentation des coûts», a précisé Norbert Reithofer à Bloomberg.
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