BMW et Volkswagen se disputent le fournisseur de graphite SGL Carbon
L’intérêt du secteur automobile allemand pour SGL Carbon (SGL) ne se dément pas. BMW vient en effet de mettre la main sur 15,2% du capital du leader mondial des fibres de carbone et des produits en graphite dont le siège est à Wiesbaden (Land de Hesse). Le constructeur bavarois a acheté directement jeudi 5,2% des actions sur le marché tout en s’assurant le contrôle de 10% supplémentaires du capital à travers des options «exerçables à partir du 18 novembre et jusqu’au 16 décembre prochains. Si l’acquéreur n’a pas communiqué le prix de cette transaction, sa participation est valorisée 451 millions d’euros au cours de clôture de 43,7 euros de l’action SGL vendredi, reflétant une capitalisation boursière qui frôle les 3 milliards d’euros.
Actionnaire de référence de BMW en tant que membre de la famille Quandt, Susanne Klatten avait de son côté relevé en février dernier de 22% à près de 29% sa participation dans SGL, via sa holding d’investissement Skion. Le franchissement de seuil de 25% lui a conféré un droit de veto sur les décisions stratégiques du fabricant de graphite. Un porte-parole de SGL a précisé à L’Agefi que les participations de BMW et de Skion seraient «juridiquement totalement séparées». Une offre publique sur la totalité du capital n’est donc pas à l’ordre du jour, d’autant plus que BMW a souligné qu’il ne souhaitait «aucun siège au conseil de surveillance» de SGL.
Il n’en reste pas moins que le groupe bavarois, qui a établi depuis l’automne 2009 une coentreprise avec SGL dans les fibres de carbone, accroît de cette manière son influence chez l’un de ses fournisseurs, au détriment de Volkswagen qui a acquis fin février 8,2% de SGL. Il s’oppose également au groupe d’ingénierie Voith entré à hauteur de 9,1% du capital début septembre.
«Il apparaît que l’importance stratégique des matériaux légers est trop grande pour permettre à un concurrent de prendre potentiellement le contrôle de SGL», juge Arndt Ellinghorst, analyste au Credit Suisse à Londres. Si la clientèle automobile ne représentait en 2010 que 5% des débouchés de SGL, cette proportion pourrait atteindre 15% d’ici à 5 ans. Cette lutte de pouvoir fait pour l’instant le bonheur des actionnaires qui ont vu leur investissement dans SGL s’apprécier de plus de 60% depuis le début de l’année.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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