BlackBerry va créer une division promise à une forte croissance
Si le retard accumulé par BlackBerry dans les smartphones semble difficilement rattrapable, le salut du fabricant canadien pourrait provenir d’une nouvelle activité. Le groupe a en effet annoncé hier la création d’une division qui combinera certaines de ses technologies les plus innovantes comme le logiciel intégré QNX, les applications de cryptographie Certicom, sa plateforme Project Ion destinée à connecter de multiples appareils à Internet, ainsi qu’un portefeuille de 44.000 brevets.
La division, qui sera nommée BlackBerry Technology Solutions, sera dirigée par Sandeep Chennakeshu, qui a été auparavant président d’Ericsson Mobile Platforms et directeur technologique au sein de la coentreprise Sony-Ericsson. Le directeur général de BlackBerry, John Chen, a déclaré que la combinaison de différents actifs technologiques au sein d’une seule et unique entité «générera des synergies opérationnelles et de nouvelles sources de revenus, qui renforceront notre stratégie de redressement». L’action a terminé la séance en hausse de 1,2% à 10,61 dollars canadiens sur la Bourse de Toronto, ce qui porte sa progression à 34% depuis le début de l’année.
John Chen, ancien patron de Sybase arrivé fin 2013 chez BlackBerry, a réorienté la stratégie du groupe canadien vers les services logiciels destinés aux entreprises et aux pouvoirs publics plutôt que vers les marchés de masse, mais il poursuit néanmoins la commercialisation d’appareils sur des segments de marchés spécifiques.
BlackBerry se prépare ainsi à lancer le «Passport», un nouvel appareil au format phablette avec un clavier «azerty» qui a longtemps fait la force du fabricant canadien. Ce terminal devrait officiellement être présenté en septembre à Londres. Reste à savoir si ces efforts, combinés aux milliers d’emplois supprimés, seront suffisants pour permettre au groupe d’atteindre son objectif d’un retour à la rentabilité à l’horizon 2016.
Selon Bloomberg, qui s’appuie sur des chiffres du cabinet IDC, BlackBerry a livré 1,5 million de smartphones au deuxième trimestre, comparativement à 1,3 million d’unités au premier trimestre 2014. Malgré cette hausse séquentielle de 15% des ventes du groupe en volume, sa part de marché mondiale serait demeurée inchangée à 0,5 % en raison de la croissance simultanée du marché des smartphones sur la période.
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