BlackBerry suscite l’intérêt de plusieurs repreneurs potentiels
Trois semaines après avoir conclu un accord de principe pour se faire racheter par son premier actionnaire Fairfax, BlackBerry attire d’autres prétendants. La manifestation la plus sérieuse de cet intérêt semble émaner de Cerberus.
Selon Bloomberg qui se réfère à une source proche du dossier, la société de private equity américaine a signé avec le fabricant canadien de smartphones un accord de confidentialité lui permettant d’accéder à ses comptes, afin de disposer de toutes les informations nécessaires pour un rachat potentiel.
Le fonds américain serait au stade préliminaire de sa réflexion sur une offre qui porterait sur la totalité du capital de BlackBerry. Spécialisé dans les entreprises en situation de détresse, Cerberus privilégierait selon cette source «un redressement du groupe dans son périmètre actuel», alors que de nombreux investisseurs tablent sur un démantèlement. La semaine dernière, c’est Mike Lazaridis, fondateur de BlackBerry, qui a de son côté annoncé avoir conclu un accord avec Douglas Fregin, autre vétéran de l’entreprise, en vue d’une possible offre conjointe sur le groupe dont ils détiennent à eux deux 8% du capital. Il a dans la foulée mandaté Goldman Sachs pour explorer cette piste. Mike Lazaridis et un autre co-fondateur, Jim Basillie, avaient tous deux démissionné en janvier 2012 de leur poste de co-présidents du groupe canadien.
Si BlackBerry, également approché par Google, SAP ou Cisco, accepte avant la date-butoir du 4 novembre une offre supérieure aux 9 dollars par action proposés par Fairfax, il devra payer à l’assureur une indemnité de rupture minimum de 157 millions de dollars. Soucieux de rassurer ses clients et ses partenaires, le fabricant canadien a publié hier dans plusieurs médias nord-américains une lettre ouverte dans laquelle il affirme être dans une situation financière solide. «Vous pouvez continuer à compter sur BlackBerry», affirme le groupe qui dispose «de quantités substantielles de liquidités et d’un bilan sans dette».
Il reconnaît traverser «des moments périlleux» mais rappelle que sa restructuration en cours vise à «diminuer ses dépenses de 50% afin de devenir une organisation très efficace». L’entreprise a annoncé le mois dernier qu’elle allait licencier 4.500 personnes, soit un tiers de ses effectifs mondiaux, après avoir perdu 965 millions de dollars durant le trimestre écoulé en raison de l’effondrement de ses ventes.
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