Bel lève aisément 225 millions d’euros sous forme de «Schuldschein»
Totalisant 225 millions d’euros, l’émission inaugurale sous forme de «Schuldschein» récemment bouclée par Fromageries Bel constitue un nouvel exemple de l’intérêt des entreprises européennes pour ce segment de marché, qui constitue un moyen relativement simple de diversifier leurs sources de financement. Soumis au droit allemand, ces «certificats de dette», qui s’apparentent à des accords de crédit bilatéraux, présentent en effet l’avantage de pouvoir être mis en place sur la base d’une documentation peu contraignante et sans obligation de notation pour l’emprunteur.
«Malgré un premier trimestre peu dynamique, le montant émis par les entreprises non financières sur ce segment atteint environ 4 milliards d’euros au premier semestre 2013», indique à L’Agefi Charles-Antoine de Fontenay, directeur origination corporate marchés obligataires chez HSBC France. En 2012, le volume des émissions a atteint 11,5 milliards d’euros, en progression de 35% d’une année sur l’autre. La part des émetteurs non domestiques (entreprises autrichiennes comprises) «pourrait dépasser les 35% cette année, contre environ 30% l’an dernier», pronostique celui-ci.
Arrangée par HSBC Trinkhaus et BNP Paribas, la levée de fonds, multidevise et multitranche, de Bel comprend un montant de 140 millions d’euros à taux variable ou fixe, étalé sur des maturités de 3, 5, 7 et 10 ans; s’y ajoute un montant de 110 millions de dollars à échéances 3 et 5 ans, également à taux fixe ou variable, qui sera plus spécialement destiné à financer la croissance du groupe outre-Atlantique. «Par rapport à une offre dont la taille initiale correspondait à 100 millions d’euros, le carnet d’ordres a été couvert près de 4 fois», souligne Charles-Antoine de Fontenay.
«Les banques allemandes et internationales ont représenté les trois quarts des souscriptions, devant les banques régionales (Landesbanken) et les caisses d’épargne allemandes qui y ont contribué à hauteur de 14%, et enfin les assureurs pour environ 10%», ajoute-t-il.
Cette opération permettra au groupe de rallonger la maturité de sa dette qui s’élevait à 64 millions en montant net fin 2012, son produit étant affecté à ses besoins généraux. Elle complète la mise en place l’an dernier d’un programme de billets de trésorerie et la réalisation en décembre d’un placement obligataire privé (Euro PP) de 160 millions d’euros.
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