Bayer fait preuve d’une prudence accrue pour l’exercice 2012
Bayer estime avoir bouclé un exercice 2011 «très réussi d’un point de vue stratégique et opérationnel». Le chiffre d’affaires a progressé de 4,1% à 36,5 milliards d’euros, soit une hausse organique de 5,5%. Si l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) avant éléments exceptionnels a progressé de 7,2% à 7,6 milliards sur l’ensemble de l’exercice, il a reculé de 8,8% au dernier trimestre. Le cash-flow d’exploitation annuel s’est replié de 12,4% à 5,1 milliards «en raison d’une augmentation du BFR et du paiement de 502 millions d’euros découlant d’un litige aux Etats-Unis sur un type de riz génétiquement modifié». L’endettement net affiche néanmoins une baisse de 11,5% à 7 milliards d’un an sur l’autre.
Malgré «un bon début d’année», le ton est plus prudent pour l’ensemble de 2012. Le groupe chimique et pharmaceutique a révisé de +5% à +3% sa prévision de croissance pour un chiffre d’affaires attendu à 37 milliards d’euros, en faisant l’hypothèse d’un euro à 1,4 dollar. L’Ebitda hors exceptionnels devrait afficher une «légère amélioration». Déjà pénalisée au quatrième trimestre 2011, la division MaterialScience (plastiques de haute technologie, revêtements et adhésifs) subira encore les effets défavorables de la hausse des coûts de l’énergie et des matières premières, d’où un Ebitda stable prévu pour cette activité.
En revanche le résultat de l’agrochimie (CropScience) devrait croître de 5% tandis que celui de la santé (médicaments de prescription et produits OTC) enregistrerait «une légère hausse» malgré des coûts de marketing accrus. Hormis des indications thérapeutiques plus étendues pour son anti-thrombotique Xarelto, cette division tirera parti de sa «position forte sur les marchés émergents».
Le président du directoire Marijn Dekkers, qui n’exclut pas des opérations ponctuelles de croissance externe dans la pharmacie, a exprimé sa préoccupation concernant le nombre de nouveaux médicaments approuvés chaque année par les autorités de régulation aux Etats-Unis et en Europe. Les autorisations de mise sur le marché au cours des vingt dernières années sont en effet restées stables malgré la hausse significative des dépenses de R&D des laboratoires pharmaceutiques. «10.000 substances testées conduiront à dix candidats médicaments en phase 1 de développement clinique, ce qui engendrera la sortie d’un seul médicament», relève Marijn Dekkers.
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